Le top des vrais cumulards

29/08/13 à 11:09 - Mise à jour à 11:09

Source: Le Vif

Au moins 740 mandataires francophones ont détenu l'an dernier plus de cinq fonctions rémunérées. Le Vif/L'Express a passé ces quelque 8 700 mandats au crible. Verdict : les plus grands "cumulards" ne sont pas toujours ceux qu'on croit.

Le top des vrais cumulards

© Montage : Levif/L'Express

Ils sont une grosse centaine parmi les 3629 francophones qui ont remis l'an dernier leurs déclarations de mandats. Ils, ce sont les mandataires qui présentent vraiment des indices de cumul supérieurs à la moyenne. Pour dresser cette liste, Le Vif/L'Express a passé au crible les déclarations de mandats sur la base de fichiers fournis par Christophe Van Gheluwe, créateur du site cumuleo.be.

L'an dernier, 740 d'entre eux ont détenu au cours de l'année au moins cinq mandats rémunérés. Après avoir nettoyé les doublons et éliminé les mandats peu importants (administrateur non rémunéré dans une ASBL, par exemple), nous avons accordé une note à chaque mandat rémunéré. Six points pour un député, de 3 à 6 points pour un bourgmestre, trois points pour un président d'intercommunale, etc.

Résultat : en suivant cette méthode, la palme revient à un mandataire rarement cité jusqu'ici : Michel Mathy, échevin PS à Châtelet, mais aussi membre d'une batterie de comités d'orientation.

Certains collectionneurs de mandats bien connus, comme le bourgmestre de Momignies Albert Depret ou le député provincial liégeois Georges Pire, tous deux MR, figurent toutefois en tête de liste. Les apparences ne sont pas toujours trompeuses.
On retrouve également dans ce classement bon nombre de parlementaires-bourgmestres ou échevins. Logique : la plupart atteignent d'office le plafond des rémunérations autorisées pour les mandats publics, à 179 902 euros bruts en 2013. Pour atteindre cette somme, il suffit de cumuler un mandat parlementaire avec celui de maïeur d'une commune de plus de 15 000 habitants.

Mais le classement que l'on retrouve cette semaine dans Le Vif/L'Express ne tient pas compte des rémunérations. Et pour cause : faute d'un cadastre des mandats publics, la majorité d'entre elles sont inconnues. Nous avons pourtant obtenu celle de la moitié des intercommunales wallonnes et d'un tiers des sociétés de logements publics, qui ont accepté en toute transparence de nous communiquer leurs chiffres. Comme quoi il suffit parfois de demander gentiment.

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