Le marché de l'art aux rayons X

22/01/16 à 15:20 - Mise à jour à 15:20

Source: Le Vif/l'express

Chaque année, 60 milliards de dollars en oeuvres d'art changent de main. Au coeur de ces opérations, le marchand. Et face à lui, l'acheteur, l'expert et... le faussaire. En pleine Brafa, à Bruxelles, l'une des plus prestigieuses foires d'art et d'antiquités d'Europe, plongée dans un monde qui n'échappe pas à quelques zones d'ombre.

Un marchand du Sablon, le célèbre quartier des antiquaires à Bruxelles, propose un bronze birman du XVIIIe. Après expertise, cette pièce s'avère avoir été fabriquée en Thaïlande au XXe siècle. Acquise 100 millions de dollars à Bangkok, une sculpture d'art khmer est exposée à Cologne avec l'aval du Metropolitan Museum de New York. Un faux ! Faux encore ces tableaux de Max Ernst certifiés authentiques par Werner Spies, ami de l'artiste et ancien conservateur du Centre Pompidou, à Paris... Les exemples sont légion. Yan Walther, ancien directeur du Fine Arts Expert Institute de Genève affirmait que 50 % des objets d'art en circulation sont des faux. Bernard de Grunne, grand spécialiste belge, va plus loin encore en déclarant que 95 % des objets d'art africain mis sur le marché et datés de la fin du XIXe siècle ont en réalité été réalisés voici moins de trente ans. Et que dire des Netsuke, ces petites statuettes d'ivoire apparues il y a 3 000 ans, produites à la chaîne dans des ateliers de Hong Kong !
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