"Lâcher la N-VA n'est pas une option"

19/04/11 à 13:19 - Mise à jour à 13:19

Source: Le Vif

Quatre membres du CD&V, Yves Leterme, Premier ministre démissionnaire, Kris Peeters, ministre-président flamand, Inge Vervotte, ministre des Entreprises publiques et le député Hendrik Bogaert se sont distanciés des propos tenus ce matin par l'ancien Premier ministre Mark Eyskens.

"Lâcher la N-VA n'est pas une option"

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Yves Leterme (CD&V) a pris ses distances avec le point de vue exprimé par Mark Eyskens, rappelant que la position de son parti était celle d'une coalition incluant la N-VA.

"Mark Eyskens est un membre du CD&V. Mais la position du parti est que la N-VA devait faire partie du prochain gouvernement" après sa victoire électorale lors des législatives du 13 juin dernier, a indiqué Yves Leterme à la presse.

Kris Peeters, a jugé "malheureuses et peu judicieuses" les déclarations de ses collègues de parti Mark Eyskens et Wilfried Martens. Pour lui, l'idée d'un gouvernement fédéral sans la N-VA est tout simplement à exclure.

Il estime que les déclarations des deux vétérans de son propre parti sont déraisonnables, "d'un point de vue stratégique également" et affirme qu'elles ne facilitent pas le travail du négociateur royal Wouter Beke.

Le ministre-président flamand ajoute que les déclarations des deux anciens premiers ministres n'expriment pas la position du CD&V, selon laquelle le résultat des dernières élections législatives exclut de pouvoir former un gouvernement sans la N-VA. "La formation d'un gouvernement sans la présence des deux grands vainqueurs, la N-VA du côté flamand et le PS chez les francophones, n'est pas à l'ordre du jour", a résumé M. Peeters.

La N-VA ne peut pas et ne doit pas rester sur le côté, qu'elle le veuille ou non, a souligné Inge Vervotte. "Depuis des mois, l'on mène un faux débat. Depuis tout ce temps, on spécule sur la question à un million: la N-VA montera-t-elle à bord ou restera-t-elle à quai? La réponse à cette question est claire: la N-VA ne peut pas et ne doit pas rester sur le côté, qu'elle le veuille ou non. Le débat actuel ne porte pas sur le coeur du problème. Celui qui remet ça à nouveau sur le tapis fait le jeu de certains francophone et de certains membres de la N-VA qui ne demandent pas mieux que l'on ne parle que de ça", a-t-elle expliqué dans un communiqué.

Selon la ministre, cette controverse doit cesser: elle ne rend pas service à Wouter Beke, président du CD&V chargé d'une mission de négociation par le Roi, et détruit les efforts fournis par tous les négociateurs.

Le député Hendrik Bogaert a abondé dans le même sens. A ses yeux, lâcher la N-VA affaiblirait la position du CD&V dans les négociations. "Lâcher la N-VA n'est pas une option. Cela aurait des conséquences énormes sur notre position dans les négociations. Nous nous retrouverions devant les francophones comme un oeuf cuit mollet", a-t-il fait remarquer.

Hendrik Bogaert réfute toute idée de division au sein des chrétiens démocrates flamands: "Nous avons toujours dit que la N-VA devait participer au gouvernement en tant que grand vainqueur des élections et prendre l'initiative dans les négociations."

Le Vif.be, avec Belga

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