La N-VA n'est pas la bienvenue pour le budget

11/03/11 à 08:25 - Mise à jour à 08:25

Source: Le Vif

PS et MR rejettent la demande de la N-VA de participer aux négociations concernant le budget pluriannuel, déclarent vendredi Elio Di Rupo, président du PS, et Charles Michel, président du MR, dans plusieurs journaux francophones et flamands.

La N-VA n'est pas la bienvenue pour le budget

© Belga

Selon les deux partis francophones, la N-VA s'est elle-même mise hors-jeu en ne voulant former un gouvernement qu'après avoir obtenu une grande réforme de l'Etat. La N-VA estime que la confection du budget ne relève pas des compétences d'un gouvernement en affaires courantes et veut notamment négocier le budget pluriannuel. Elio Di Rupo et Charles Michel affirment au contraire que la confection du budget reste le terrain exclusif du gouvernement en affaires courantes tant qu'il n'y a pas de gouvernement effectif.

"Je respecte la préférence de la N-VA de ne former un gouvernement que quand un accord aura été atteint sur la réforme de l'Etat. Mais la conséquence, c'est qu'on laisse travailler le gouvernement en affaires courantes jusqu'à ce qu'on obtiennent la réforme de l'Etat", commente Elio Di Rupo. "Si un accord communautaire intervient dans les prochaines semaines et que nous pouvons rapidement expédier le dossiers socio-économiques pour le prochain gouvernement, alors on peut avoir un gouvernement de plein exercice pour fin avril, qui pourrait se pencher sur le budget pluriannuel. Si la N-VA veut suivre ce calendrier, je suis curieux de voir quels gestes elle est prête à faire", affirme quant à lui Charles Michel.

Dans la presse de ce vendredi, les présidents du PS Elio Di Rupo et du MR Charles Michel donnent leurs recettes pour confectionner le budget. Charles Michel plaide ainsi pour une nouvelle réforme fiscale qui, notamment, réduirait la fiscalité sur le travail. "Deuxième élément, on doit vérifier l'efficacité et la pertinence de la dépense pour chaque ligne budgétaire", prône-t-il, ajoutant, comme en écho aux doutes d'Yves Leterme, que cela ne peut se faire dans le cadre du budget 2011, mais dans celui de la formation d'un prochain gouvernement. Et de rappeler qu'à ses yeux, les arbitrages socio-économiques sont liés aux arbitrages communautaires.

Di Rupo souligne quant à lui la nécessaire "rigueur" pour trouver 15 à 18 milliards d'euros d'ici 2015, tout en dégageant un surplus pour les pensions et en dégageant des marges de manoeuvre pour le redéploiement économique. Il réclame un contrôle des prix sur 150 à 200 produits de base.

Leterme dubitatif sur le budget d'un gouvernement en affaires courantes

Le premier ministre Yves Leterme a, de son côté, fait part vendredi dans De Morgen de ses doutes sur la réussite de la confection d'un budget par un gouvernement en affaires courantes. "Je ne sais pas si cela va réussir. Il se pourrait très bien qu'un des partis du gouvernement (démissionnaire) juge que certaines décisions doivent revenir au prochain gouvernement", indique ainsi M. Leterme.

La N-VA associée au socio-économique si elle accepte un gouvernement

Ce ne sera que si la N-VA accepte de participer à un gouvernement qu'elle sera associée aux décisions socio-économiques, a affirmé vendredi le cdH.

"Le cdH se réjouit de constater que le MR et le PS partagent également sa position" selon laquelle "le budget doit se faire dans la configuration du gouvernement actuel, c'est-à-dire sans la N-VA", a indiqué le parti humaniste dans un communiqué.

Le cdH fait donc de la participation de la N-VA à un gouvernement un préalable pour être associée aux décisions socio-économiques.

LeVif.be, avec Belga

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