La génération Z, ses rêves et ses questionnements

16/02/18 à 13:30 - Mise à jour à 13:33
Du Le Vif/L'Express du 15/02/18

Pendant deux ans, l'auteur et metteur en scène Salvatore Calcagno a rencontré des jeunes à travers toute l'Europe afin de connaître leurs rêves, leurs questionnements et leur conception de leur propre identité. La démarche aboutit aujourd'hui à Gen Z, un spectacle, une exposition et un affichage en rue. Gros plans.

En janvier 2015, la banque BNP Paribas et la start-up The Boson Project publiaient les résultats d'une grande enquête sur " la génération Z et sa vision de l'entreprise ". Son titre ? " La Grande InvaZion "... Succédant à la génération Y, la jeunesse née un smartphone dans la main entre 1995 et 2010 serait-elle vue comme une menace ? " Je n'aime pas l'appellation "génération Z" ". Ce sont des étiquettes marketing, qui me dérangent parce qu'elles ont tendance à induire qu'il s'agit de générations homogènes et qu'elles sont très différentes des autres, ce qui n'est pas le cas, tempère Anne Cordier, enseignante et chercheuse en sciences de l'information et de la communication à l'université de Rouen, auteure notamment de Grandir connectés, les adolescents et la recherche d'information (C&F Editions). Il s'agit d'adolescents qui, comme ceux des générations précédentes, ont besoin de socialiser, d'appartenir à des communautés, de se créer un jardin secret... Ce qui les différencie, c'est qu'ils sont nés dans une époque - que d'autres générations partagent avec eux - caractérisée par un flux d'informations en continu, une massification des données et une évolution technologique extrêmement rapide qui a forcément un impact sur le rapport à l'autre, à l'intime, sur la manière de s'informer et de communiquer. Ce n'est pas eux qui sont différents, c'est la société dans laquelle ils se trouvent qui produit des outils différents. Ces outils, ils s'en emparent pour répondre exactement aux mêmes besoins que la génération d'adolescents précédente. De toute façon, toute génération future fait peur. C'est devenu particulièrement vrai à partir des années 1960, avec le développement des industries culturelles. C'est un trait sociologique caractéristique ...

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