La fusion des zones de police : un flop selon la N-VA

03/01/11 à 10:13 - Mise à jour à 10:12

Source: Le Vif

La fusion de zones de police sur base volontaire qui pouvait encore être sollicitée jusqu'au 1er janvier est un flop selon le député N-VA Koenraad Degroote, rapportent les quotidiens flamands "De standaard" et "Het Nieuwsblad".

La fusion des zones de police : un flop selon la N-VA

© Belga

Au début de l'année 2010, on dénombrait 196 zones. A la fin de l'an dernier, il en restait 195. Seule une fusion est intervenue, plus précisément celle des zones de Maasmechelen et de Lanaken.

L'objectif de la loi adoptée en 2009 et qui prévoyait la possibilité de fusions de zones était d'améliorer le service à la population. A titre de comparaison, les deux quotidiens indiquent que l'on compte 25 zones de police aux Pays-Bas.

Turtelboom indignée par la N-VA

La ministre démissionnaire de l'Intérieur, Annemie Turtelboom (Open Vld), s'est dite lundi outrée par les propos tenus par le député N-VA. "La communication de la N-VA est un mensonge sur toute la ligne", a affirmé Mme Turtelboom sur la VRT-radio.

Selon elle, une loi de décembre 2009 rend possible la fusion de zones de police - surtout les plus petites - mais sans les rendre obligatoires.

Au cours de l'année écoulée, seules les zones de Lanaken et de Maasmechelen (Limbourg) sur les 196 qui existaient auparavant ont franchi le pas. "Mme Turtelboom doit terminer son travail", avait commenté M. Degroote aux deux journaux.

La ministre s'est déclarée lundi matin indignée par ces propos. "Je n'ai jamais annoncé de grande fusion", s'est-elle défendue sur Radio 1 de la VRT.

Selon elle, le gouvernement n'a fait qu'accepter la demande des zones de police de Lanaken et de Maasmechelen, qui souhaitaient fusionner, alors que l'ancienne législation l'interdisait.

Mme Turtelboom a accusé le député N-VA d'un "absence manifeste de connaissance de son dossier". Elle a aussi assuré que des fusions obligatoires, comme suggérées par la N-VA, ne sont pas une bonne solution". "Nous devons aller vers de plus grandes zones, mais les fusions doivent faire l'objet d'un accord, sinon cela ne marche pas", a-t-elle expliqué.

Le Vif.be, avec Belga

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