La fin du système Milquet

16/04/16 à 09:36 - Mise à jour à 09:36

Source: Le Vif

Inculpée, la ministre francophone de l'Education a démissionné pour se défendre. L'affaire des collaborateurs fantômes est pourtant révélatrice des maux du passé. La chute de l'ancienne présidente du CDH marque la fin d'une époque. Et du communautarisme électoral, un système qu'elle incarnait, au même titre que Philippe Moureaux, même s'il faut nuancer.

"Si vous ne faites pas avancer les choses, à quoi vous servez en politique ? Moi, je ne suis pas là pour regarder les trains passer, je suis là pour les conduire." C'était au mois de juin 2015. Joëlle Milquet, alors encore superministre francophone de l'Education, de la Culture et de l'Enfance, était, comme souvent, cernée de toutes parts. Et survoltée dans sa réaction. Les enquêteurs venaient de mener des perquisitions à son cabinet ministériel dans l'affaire des collaborateurs fantômes, révélée par Le Vif/ L'Express en février 2014. Politiquement, elle devait au même moment s'employer à solutionner dare-dare les fuites des épreuves de fin d'année. Mais elle n'en avait cure : elle avançait sur le chemin des réformes scolaires, fière de son Pacte d'excellence.
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