Histoire: la technologie au secours du patrimoine

30/11/16 à 13:41 - Mise à jour à 13:41

Source: Le Vif/l'express

Le champ de bataille de Verdun, truffé de vestiges, fait l'objet d'une vaste campagne d'inventaire de son patrimoine lié à la Grande Guerre. De nouvelles technologies telles que le Lidar, un radar aéroporté, sont mises au service de cette tâche aussi immense qu'urgente.

Par leur caractère relativement récent, et leur appartenance à une période largement documentée par des écrits, les vestiges des deux dernières guerres mondiales n'ont acquis que récemment une véritable valeur aux yeux des historiens et archéologues. Il a fallu que les derniers combattants de la Grande Guerre disparaissent pour qu'on se rende compte que ces traces et artefacts témoignent d'aspects encore largement méconnus des conditions de vie et de mort sur la ligne de front. En France, dans le département de la Meuse, et en particulier dans le secteur de Verdun, ces vestiges ont longtemps bénéficié de la forme de protection qu'ont constitué, ensemble, l'épais manteau forestier et le relatif désintérêt pour ce patrimoine. Mais les travaux de gestion et d'exploitation de la forêt plantée au lendemain de la guerre sur l'ancien champ de bataille ont commencé il y a déjà plusieurs décennies. Et au fur et à mesure que l'on s'est rapproché du centenaire de la Première Guerre mondiale, l'attrait des collectionneurs pour les " militaria " a suscité un nombre croissant de fouilles clandestines destructrices. Alors que seuls certains sites emblématiques comme le fort de Douaumont sont protégés durablement par leur classement en tant que monuments historiques, des milliers de vestiges plus discrets ont déjà disparu, ou sont menacés de disparition, avant même d'avoir pu être étudiés.
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