Grève à Brussels Airport : les inspecteurs de l'aéroport craignent une modification de la loi Tobback

03/08/15 à 15:12 - Mise à jour à 15:11

Source: Belga

Les syndicats à l'initiative de la grève du zèle menée lundi par le personnel de sécurité de Brussels Airport soupçonnent le gouvernement fédéral de préparer une modification de la loi Tobback, qui règle la profession d'agent de gardiennage.

Grève à Brussels Airport : les inspecteurs de l'aéroport craignent une modification de la loi Tobback

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Bart Neyens, secrétaire fédéral CGSP Aviation, indique avoir reçu des signaux en ce sens. "Il serait question, via la loi Tobback, d'élargir les tâches des firmes de gardiennage privées, au détriment des inspecteurs de l'aéroport", déplore-t-il.

Différents groupes se chargent de la sécurité à Brussels Airport: des policiers, mais également des agents de gardiennage de firmes privées, et enfin des inspecteurs de sûreté dépendant de l'aéroport. A Brussels Airport, environ 90 inspecteurs de ce type sont actifs. Avec la privatisation de l'aéroport en 2004, l'inspection est passée dans le giron de Brussels Airport Company, qui gère le site, mais ce personnel de sûreté continue à dépendre de la DG Transport aérien et donc du SPF Mobilité.

Les policiers ont, à l'occasion du relèvement de la menace terroriste en janvier, repris certaines tâches du personnel de sécurité de l'aéroport (comme les patrouilles dans le hall des départs). Et celui-ci craint que les agents de gardiennage fassent de même à l'avenir.

"Mais ils n'ont pas eu de formation à l'école de police comme l'ont eue les inspecteurs de l'aéroport", indique Bart Neyens. "Les inspecteurs peuvent dresser des PV. Ils sont en uniforme et peuvent porter une arme. Ce n'est pas sans importance quand il faut intervenir face à une personne armée." "Nous ne sommes en principe pas opposés à ce que les inspecteurs de l'aéroport soient mis sous les ordres de la police", ajoute-t-il.

"Mais pour ça, il faudrait une discussion, ce qui n'est pas le cas actuellement. Nous sommes en revanche inquiets par rapport à l'éventualité que des tâches des inspecteurs soient confiées à des firmes de gardiennage pour des raisons budgétaires."

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