Enseignement : l'étrange omniprésence des consultants de McKinsey

06/10/16 à 10:26 - Mise à jour à 10:37

Source: Le Vif/l'express

Etienne Denoël, patron de McKinsey Belgique et ami de Joëlle Milquet, est parvenu à imposer sa firme de consultance comme partenaire du Pacte pour un enseignement d'excellence. En cassant les prix. Mais, sans le dire, le PS et le CDH l'avaient choisi avant même qu'un appel d'offres soit lancé.

Spa, début mars 2016. Dans les salles lumineuses de l'hôtel Radisson Blu Palace, une cinquantaine de personnes, représentant les douze groupes de travail rivés à l'élaboration du Pacte pour un enseignement d'excellence, s'activent. Vissés à leurs écrans, les consultants de McKinsey publient à tour de bras graphiques et tableaux. A la fin du séminaire, ils ont tapissé tout un mur de Post-It reprenant les propositions avancées et les ont classées en fonction de leur coût, leur efficacité et leur impact sur l'inégalité dans les classes. "C'était bluffant", lâche Bernard De Vos, le délégué général aux droits de l'enfant, qui préside l'un des groupes de travail. Ces "men in black", comme on les appelle ici, sont d'une efficacité redoutable. D'une rapidité déconcertante. Ils ne participent ni aux groupes de travail ni au Groupe central, sorte d'état-major du Pacte composé de membres du cabinet de l'Enseignement, de l'administration, des pouvoirs organisateurs, des associations de parents, des syndicats et copiloté par Laurence Weerts, représentante de la ministre, et Frédéric Delcor, secrétaire général du ministère de la Communauté française. Ils n'en sont pas moins omniprésents.
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