Enseignement : l'éducation sexuelle fait du surplace

07/10/16 à 11:08 - Mise à jour à 09/10/16 à 19:32

Source: Le Vif/l'express

Alors que l'éducation affective et sexuelle est une obligation légale depuis 2012, le cours n'est pas généralisé et son concept demeure flou. Résultat : il varie d'une école à l'autre, selon les sensibilités. Notre enquête.

A l'école primaire, ça se limite, quand c'est le cas, majoritairement aux élèves de sixième année. En secondaire, ça se résume aux classes de deuxième année, parfois de troisième. Et à " dose homéopathique ", selon Sylvie Lausberg, directrice de la cellule étude et stratégie au Centre d'action laïque (CAL). C'est-à-dire deux séances Evras (" éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle ") réparties sur toute la scolarité. Les élèves des établissements techniques et professionnels, pour un tiers d'entre eux, passent au travers. En 2014-2015, un élève sur cinq n'avait jamais suivi de module Evras. Dans une société hypersexualisée, où les jeunes ont accès aux images les plus trash, une telle proportion interpelle. " Par défaut, ils se tournent vers Internet, les réseaux sociaux, le porno pour trouver les réponses à leurs questions ", relève Fabienne Bloc, psychologue en planning familial, qui vient de publier Jouissez sans entraves ? (1). " Ils sont alors confrontés à des contenus erronés, inadaptés ou antiégalitaires. "
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