Live Des perturbations sont encore à prévoir mercredi sur les réseaux TEC et SNCB

31/05/16 à 06:27 - Mise à jour à 19:59

La CSC, la FGTB et la CGSLB ont convoqué en front commun un plan d'actions contre les mesures d'austérité du gouvernement fédéral ce mardi 31 mai. Transports en commun, trains, distribution du courrier,... le point sur les perturbations.

Des perturbations sont encore à prévoir mercredi sur les réseaux TEC et SNCB

. © Belga Image

  • Les sociétés de covoiturage enregistrent un pic d'activité

    Les étudiants et travailleurs sont nombreux à avoir opté pour le covoiturage mardi, en raison des actions syndicales menées dans les services publics. Plusieurs sociétés proposant ce type de services ont enregistré un pic d'activité.

    Option déjà privilégiée la semaine dernière en raison de la grève sur le rail, le covoiturage est devenu presque incontournable ce mardi, alors que le trafic ferroviaire était paralysé et la circulation des bus et trams fortement perturbée.

    "Lundi déjà, nous avons enregistré dix fois plus de visites qu'en temps normal, ce qui prouve que les gens se sont organisés", indique Sandrine Vokaer, responsable de l'asbl Taxistop, dont Carpool.be est l'un des services. "Mardi, nous avons environ 4.000 annonces, soit près du double qu'en temps normal", ajoute-t-elle. Une tendance que confirme la société BlaBlaCar, qui note "un pic d'activité en Belgique avec cinq fois plus d'inscriptions que d'habitude depuis jeudi dernier".

    Constatant également que le nombre de visites montait en flèche ces derniers jours, la plateforme de covoiturage Community, initialement réservée aux entreprises et universités, a temporairement étendu son service à toute personne en quête d'une alternative aux transports publics. "Le trafic sur la plateforme a été multiplié par dix ce mardi", précise la co-fondatrice, Anne-Claire Vanfleteren. Par contre, "nous avons remarqué un déséquilibre entre l'offre de places et la demande. Nous avons compté beaucoup plus d'inscriptions de passagers que de conducteurs", ajoute-t-elle. Le site restera opérationnel tant que les transports en commun seront perturbés par les actions syndicales.

    Enfin, en marge de ces services et pour éviter que les étudiants ne soient pénalisés, la Fédération des Etudiants Francophones (FEF) a lancé l'opération "Portière ouverte" la semaine dernière sur Facebook. Il s'agit d'un "espace de covoiturage solidaire pour permettre à un maximum de personnes de se rendre sur le lieu de leurs examens malgré les difficultés". Plus de 1.000 personnes avaient rejoint le groupe mardi.

  • Pratiquement aucun train en Wallonie; un sur trois en Flandre

    Aucun train, pour ainsi dire, ne roulait mardi en Wallonie lors de l'heure de pointe vespérale, alors qu'un train sur trois roulait au nord du pays, en raison de la grève dans les services publics, a-t-on appris mardi auprès d'Infrabel, le gestionnaire du réseau ferroviaire.

    En Wallonie, seulement 3% des trains roulaient sur les axes principaux pour une proportion de 34% en Flandre. "En Wallonie, la circulation est totalement paralysée à l'exception d'une portion de la ligne Bruxelles-Liège jusqu'à Louvain", a précisé Arnaud Reymann, porte-parole d'Infrabel, contacté par l'agence Belga.

    De son côté, la SNCB annonce que la circulation ferroviaire sera à nouveau perturbée mercredi. Selon l'opérateur ferroviaire, il est "impossible de prévoir" pour mercredi les lieux et l'impact des actions. "Celles-ci peuvent être différentes d'une région à l'autre mais au vu de la configuration du réseau, les perturbations pourraient se faire ressentir sur tout le réseau, avec cependant plus de problèmes attendus sur le trafic de, vers et en Wallonie", précise la SNCB dans un communiqué. La SNCB déplore cette action et précise qu'elle "mettra tout en oeuvre pour assurer au maximum le trafic des trains et limiter les perturbations."

  • L'heure de pointe du soir particulièrement calme sur les routes

    L'heure de pointe de fin de journée était calme mardi sur les routes du pays, particulièrement à Bruxelles, Touring Mobilis recensant peu après 18h à peine 100 km de files, soit près de deux fois moins qu'un mardi normal.

    En matinée, un pic de 291 kilomètres de files cumulées sur le réseau routier belge avait été noté peu avant 08h00. Touring Mobilis et le centre flamand du trafic ont évoqué une heure de pointe matinale "légèrement plus dense que d'habitude", constatant que cette heure de pointe avait démarré un peu plus tôt que d'habitude.

  • Des contrôleurs rappelés à l'ordre pour avoir organisé une action "tarif zéro"

    La SNCB a sanctionné 32 accompagnateurs de train des dépôts de Poperinge, Courtrai et Audenarde parce qu'ils avaient organisé une action tarif zéro, a indiqué le ministre de la Mobilité, François Bellot, en réponse à une question écrite du député David Geerts (sp.a).

    "Ces personnes n'étaient, pas plus que leurs collègues grévistes, d'accord avec les mesures d'économies imposées par le gouvernement, mais ont choisi de venir travailler et de rester au service des voyageurs. Elles ont accompli leur travail comme d'habitude, mais ont refusé de contrôler les tickets", explique le député.

    M. Geerts juge la sanction "incompréhensible". Le gouvernement veut assurer un service minimum mais sanctionne les personnes qui font preuve de créativité dans leur manière de mener des actions sociales, fait-il remarquer.

    Dans sa réponse, également évoquée par "Le Vif", M. Bellot rappelle le protocole d'accord conclu avec les syndicats qui impose de déclarer une action au préalable, ce qui ne fut pas le cas. Il ajoute que cette action était "susceptible d'être préjudiciable à la SNCB pour cause de pertes de revenus".

    La sanction se limite toutefois à un rappel à l'ordre. "Cela n'a pas de conséquence pour la suite de la carrière", précise le ministre.

  • Le secteur Poste de la CGSP se prononcera jeudi sur la poursuite de la grève

    Les agents de bpost reprendront le travail normalement demain/mercredi, a indiqué mardi après-midi Jacques Lespagnard, secrétaire général du secteur Poste de la CGSP. "La distribution du courrier sera toutefois légèrement perturbée à cause des centres de tri qui seront en grève cette nuit", a-t-il précisé. Une réunion est prévue jeudi à 14h00 pour décider de la suite des actions dans le secteur postal, tant en Wallonie qu'en Flandre et à Bruxelles.

    La distribution du courrier est perturbée ce mardi dans tout le pays, en raison de l'appel à la grève lancé par l'aile wallonne de la CGSP, la centrale des services publics de la FGTB. La livraison du courrier est perturbée surtout en Wallonie, mais aussi à Bruxelles, à Anvers et dans le Limbourg, d'après bpost. Le secteur postal de la CGSP, wallon, bruxellois et flamand, se réunira jeudi à 14h00 pour décider d'éventuelles nouvelles actions, alors que l'interrégionale wallonne de la CGSP appelle à poursuivre le mouvement de grève "jusqu'à la chute du gouvernement (fédéral)".

  • HR Rail n'accepte pas le préavis de la CGSP Cheminots

    HR Rail n'a pas accepté un préavis de grève introduit mardi par la CGSP Cheminots pour la période allant du jeudi 2 juin 22h00 au vendredi 3 juin 22h00. L'employeur juridique du personnel du rail prévient, dans un communiqué, que les travailleurs grévistes, se trouveront en absence non-justifiée.

    La CGSP Cheminots a inscrit son préavis, adressé par recommandé en date du lundi 30 mai au président de HR Rail, Jean-Claude Fontinoy, dans le cadre du préavis de grève déposé le 22 février dernier par la CGSP intersectorielle. Mais HR Rail n'accepte pas ce préavis car elle estime que le délai de huit jours n'a pas été respecté. En outre, l'entreprise estime qu'il ne peut être fait appel à une mesure exceptionnelle pour prolonger l'actuel préavis de grève. "Le contenu de ces préavis de grève ne se limite pas aux motifs du préavis de grève de la CGSP du 22 février. Ces motifs portent sur des mesures gouvernementales alors que les motifs de la CGSP Cheminots concernent des mesures internes aux chemins de fer belges", explique-t-on.

  • Marie Gathon

    Retenue sur primes et réprimande sévère

    Les cheminots partis en grève sans préavis recevront une amende de 12,5 euros et une sévère réprimande, confirment mardi les comités de direction des entreprises ferroviaires.

    L'absence des travailleurs partis en grève sans préavis entre le 25 et le 30 mai sera considérée comme injustifiée, précisent les comités de direction. Qu'importe le nombre de jours non prestés, une amende de 12,5 euros sera retenue sur leur prime de productivité. De plus, une "sévère réprimande" sera inscrite dans leur dossier.

  • Charles Michel rappelle son ouverture au dialogue

    Le gouvernement fédéral reste ouvert au dialogue, a répété mardi le Premier ministre Charles Michel, à la suite des manifestations qui ont eu lieu dans le pays pour la sauvegarde des services publics. Le chef du gouvernement rappelle toutefois l'importance des réformes qu'il mène et dont il entend maintenir le cap.

    "Le gouvernement fédéral reste ouvert au dialogue et à la concertation pour poursuivre les réformes entamées. Ces réformes sont indispensables pour garantir le financement durable de nos solidarités", a déclaré M. Michel dans un communiqué. Selon lui, les réformes en cours dans services publics "visent à les projeter dans la modernité et à en assurer leur avenir". Elles accompagnent les réformes des retraites, du marché du travail ou encore de la fiscalité qui portent leurs fruits, affirme-t-il en citant le chômage, le pouvoir d'achat, le recul des faillites, la résorption du handicap salarial, etc.

    Charles Michel rappelle son ouverture au dialogue et la nécessité des réformes

    Charles Michel rappelle son ouverture au dialogue et la nécessité des réformes © BELGA

  • La CGSLB ne soutient pas la poursuite des actions sur le réseau Tec

    La régionale wallonne CGSLB a annoncé qu'elle ne soutient pas la poursuite des actions sur le réseau des Tec. La circulation des bus wallons risque d'être fortement perturbée mercredi, prévient le groupe Tec. Pour le syndicat libéral, qui se présente comme la deuxième force syndicale au sein des Tec, "le syndicat socialiste CGSP annonce clairement vouloir (une) grève au finish". La CGSP a, pour l'instant, décidé de poursuivre ses actions mercredi et organisera ce jour-là une nouvelle assemblée générale à 14h00 pour décider de la suite du mouvement à plus long terme. "La CGSLB considère cette attitude inopportune vis-à-vis de la population".

  • Perturbations mercredi à la SNCB

  • Pas de perturbations prévues mercredi du côté de la STIB

    La STIB ne prévoit pas de perturbations sur son réseau mercredi, indique Cindy Arents, porte-parole de la société de transports bruxellois. "Notre réseau fonctionnera normalement. Les perturbations d'aujourd'hui/mardi n'étaient pas dues à une grève". Ces perturbations s'expliquent par la volonté d'une partie du personnel de se rendre à la manifestation nationale organisée à Bruxelles.

    Bus de la STIB

    Bus de la STIB © BELGA

  • Quelque 1.500 militants ont manifesté à Mons

    Quelque 1.500 militants ont répondu à l'appel de la CGSP Mons interrégionale de l'Ouest à manifester contre les mesures gouvernementales. "Nous avons convergé vers la Grand-Place après avoir rejoint les cheminots à la gare de Mons et le personnel pénitentiaire à la prison de Mons", a indiqué Laurent Dufrasne, secrétaire régional adjoint de la CGSP-Admi. "La manifestation a culminé sur la Grand-Place, où un échafaud avait été installé afin de recevoir le Premier Ministre, avec plusieurs prises de parole. Toutes les administrations de la région ont bien suivi le mouvement qui va se perpétuer jusqu'à la chute du gouvernement. Ainsi, un planning de grèves tournantes dans les différents secteurs du service public sera établi jusqu'au 24 juin prochain, date d'une nouvelle manifestation nationale."

  • Tec: prolongation des perturbations mercredi

    Une assemblée générale a été organisée mardi matin au sein du Tec par la CGSP intersectorielle, à l'issue de laquelle il a été décidé de poursuivre les actions mercredi 1er juin durant toute la journée. Une nouvelle assemblée générale aura lieu mercredi à 14h00 pour décider de la poursuite ou non des actions.

    La circulation des bus en Wallonie risque d'être fortement perturbée mercredi. Le directeur marketing du groupe Tec, Stéphane Thiery, invite les voyageurs à s'informer sur le site infotec.be, l'application partenaire Next Ride, et sur les réseaux sociaux.

    Bus Tec

    Bus Tec © BELGA

  • Discours CSC: "Les services publics ne sont pas une variable d'ajustement"

    "On est plus que 10.000: on est 12.000. Notre signal aujourd'hui est clair: on en a assez!", a déclaré Luc Hamelinck, président de la CSC Services publics, sur le podium installé place de l'Albertine à Bruxelles. "La politique négative envers les services publics doit prendre fin. Charles Michel dit vouloir la concertation sociale, mais où est cette concertation?"

    "Les services publics ne sont pas une variable d'ajustement mais une source d'espoir, d'investissement, au service de toute la population", a ensuite poursuivi Eugène Ernst, secrétaire général de la CSC Enseignement. "Nous ne voulons pas que les jeunes soient obligés d'attendre avant de trouver du travail parce qu'on nous fera crever au boulot!"

    "Nous voulons une politique équitable, un travail faisable et un salaire juste", a enchaîné son homologue de l'aile flamande de la CSC Enseignement, Marianne Coopman. "Raboter nos pensions, c'est raboter notre salaire. On nous avait promis de ne pas diminuer le montant de nos pensions. Nous demandons aux hommes politiques du respect, et de faire ce qu'ils disent", a enfin imploré Jos Van Der Hoeven, secrétaire général de la centrale Enseignement de l'aile flamande de la CSC.

    CSC Services publics

    CSC Services publics © BELGA

  • Les programmes de la RTBF modifiés en solidarité avec l'action syndicale

    Les programmes de la RTBF sont modifiés mardi en solidarité avec l'action nationale des services publics convoquée en front syndical commun. La programmation reste inchangée du côté de la VRT.

    "Les journaux parlés horaires de 6h00 à 19h00 inclus seront retardés de quelques instants, ainsi que la diffusion en télévision des journaux de 13h00, 19h00, 19h30 et 22h30", indique la RTBF sur son site internet. La durée des journaux régionaux de Vivacité de 6h30 et 7h30 a également été réduite à 5 minutes. A la VRT, aucune action n'était prévue mardi mais des perturbations peuvent survenir.

    RTBF

    RTBF © BELGA

  • La Flandre occidentale relativement épargnée par les actions

    La province de Flandre occidentale est relativement épargnée par les actions syndicales mardi. Seuls les transports publics enregistrent des perturbations.

    A Courtrai, la plupart des services publics fonctionnent normalement, tout comme à Bruges et Ostende, où le personnel est toutefois moins nombreux au sein du service d'accueil de la petite enfance. Mais les parents en avaient été informés la semaine dernière. A Roulers, où la situation est également normale, l'heure était au nettoyage après les dégâts provoqués par les orages qui se sont abattus lundi sur la région.

    Le service du ramassage des poubelles est par ailleurs assuré partout. Selon l'intercommunale de ramassage des déchets Imog, "il n'y a aucune perturbation". L'activité des grandes entreprises de la région se poursuit également.

  • Dix organisations de jeunes affirment leur soutien aux grévistes

    Dix organisations de jeunes, dont les Jeunes organisés et combatifs (JOC), les Jeunes FGTB ou les ACV Jongeren Brussel, affirment leur soutien aux "grévistes des services publics". "Nous voulons un avenir pour la jeunesse ! C'est pourquoi, nous, organisations de jeunesse progressistes et engagées, tenons à apporter toute notre solidarité" aux grévistes.

    "Nous savons que les travailleurs des écoles et des universités où nous étudions, des hôpitaux qui garantissent notre santé, des administrations qui s'occupent de nos routes ou de nos déchets ne peuvent continuer à subir des coupes budgétaires et la dégradation de leurs conditions de travail", soulignent les organisations dans leur communiqué. "La jeunesse (...) demande un monde différent de celui que ce système politique et économique voudrait nous léguer. Nous voulons vivre dans un monde plus juste et plus égalitaire, un monde solidaire et engagé".

  • La FEB appelle les grévistes à "ramener le calme dans le pays"

    Dans une lettre ouverte à l'attention des grévistes, l'administrateur délégué de la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) dit comprendre les inquiétudes des travailleurs en grève, mais pas la méthode actuellement usée par les syndicats pour faire entendre leur voix. Pieter Timmermans reconnait notamment que "l'urgence d'investissements supplémentaires dans la mobilité n'est plus à démontrer", de même que "les conditions de travail sont indignes dans les prisons", mais estime qu'il est temps "de ramener le calme dans le pays".

    "Je suis, comme vous, inquiet pour l'avenir de notre pays, pour l'avenir de nos enfants. J'ai bien conscience que notre pays se situe dans un tournant. Le moment est néanmoins venu de le remettre dans le droit chemin", estime M. Timmermans.

    Timmermans

    Timmermans © Belga

  • La manifestation se clôture dans le calme au Mont des arts

    La manifestation des services publics, qui a rassemblé mardi 7.500 personnes selon la police, se clôture dans le calme au Mont des arts à Bruxelles. Les manifestants se dispersent et regagnent les bus à proximité de la place de l'Albertine. Quelques cheminots continuent tout de même de prononcer, dans le calme, leurs slogans, tels que "De l'argent il y en a mais il est au Panama". Le syndicat chrétien CSC parle de "succès" et revendique 12.000 manifestants à Bruxelles.

    Manifestation du 31 mai.

    Manifestation du 31 mai. © BELGA

Nos partenaires