Delusinne, Trullemans et l'affaire du SMS

04/05/13 à 20:42 - Mise à jour à 20:42

Source: Le Vif

L'avocat de Luc Trullemans, Mischaël Modrikamen, a mis au défi le patron de RTL Belgique, Philippe Delusinne, de produire le SMS que celui-ci aurait reçu de son Monsieur Météo, le vendredi 26 avril, après son altercation avec un ou quatre autres automobilistes agressifs.

Delusinne, Trullemans et l'affaire du SMS

© Image Globe

Un ou quatre agresseurs ? "L'un de vous deux ne dit pas la vérité", pourrait-on dire, en paraphrasant un homme politique flamand qui eut son heure de gloire (Marc Verwilghen). Dans "Le Journal du Dimanche", Luc Trullemans avait évoqué quatre hommes jeunes entourant sa voiture et l'insultant.

Dans un entretien avec le Vif/L'Express, recueilli le mardi 30 avril peu avant 17 heures, comme, le même jour, avec le journaliste du site lalibre.be (qui a enregistré la conversation), Philippe Delusinne a donné une autre version de la scène. Selon les explications verbales que lui aurait données Trullemans, le soir de l'incident, un seul homme, de 35-40 ans, serait sorti de la voiture, l'autre restant au volant, et il aurait donné un coup de pied dans la portière du météorologue, après une course-poursuite où il est question d'un doigt d'honneur et d'une queue de poisson. Bref, une banale querelle d'automobilistes.

A l'appui de ce récit, Philippe Delusinne évoquait le SMS qu'il avait reçu de Trullemans: "Je les ai fait chier pendant cent mètres" dans le Vif/L'Express du 3 mai, diffusé sur le site levif.be le 2 mai. "J'ai fait chier un type pendant cent mètres" sur lalibre.be.

Ultérieurement, le patron de RTL a mis ce propos sur le compte d'une "mauvaise compréhension" de notre part. Nous n'avons pas inventé ce SMS ni sa teneur, qui coïncident avec la bande-son de l'interview de notre confrère de la Libre Belgique. En quoi est-ce important ? Mischaël Modrikamen, qui, dans une autre vie, est le président du Parti populaire, exige la réintégration de Luc Trullemans pour entamer une "désescalade". Sinon, il promet de laver l'honneur de son client, selon lui, injustement accusé de "racisme", et de demander réparation devant les tribunaux pour un licenciement jugé abusif. En le querellant sur son vrai-faux SMS, il met une pierre dans le jardin de son adversaire.

Marie-Cécile Royen

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