Delhaize avait reçu des menaces en décembre évoquant des attaques à l'acide

20/02/15 à 16:54 - Mise à jour à 20:01

Source: Belga

La chaîne de supermarchés Delhaize avait reçu en décembre dernier deux lettres de menaces via e-mail, lesquelles évoquaient des attaques à l'acide contre des clients. Ces mails avaient également été envoyés à l'agence Belga. Vendredi matin, une femme de ménage a été agressée à l'acide devant un magasin de la chaîne à Anvers. Le pronostic vital est engagé pour la victime.

Delhaize avait reçu des menaces en décembre évoquant des attaques à l'acide

© BELGA

Un texte en anglais avait été envoyé le 8 décembre dernier à Delhaize et Belga, menaçant d'attaques à l'acide contre des clients de Delhaize. "Vous pouvez imaginer le coût social et financier si cinq personnes se voyaient asperger de l'acide en plein visage", y était-il écrit.

Dix jours plus tard, un nouvel e-mail provenant du même expéditeur évoquait "trois nouvelles cibles à Charleroi, une femme et deux enfants". L'expéditeur demandait d'"upgrader les cartes au niveau premium", sans qu'il soit vraiment évident de savoir ce qu'il voulait dire par là.

L'agence Belga a transmis les mails à la police judiciaire fédérale qui a demandé de ne pas faire mention de ces courriers afin de ne pas entraver l'enquête. "Belga a scrupuleusement respecté cette demande. Mais puisque les faits de ce vendredi matin ont peut-être un lien avec ces mails de menace, il nous a semblé nécessaire désormais d'en faire état", a précisé Hans Vandendriessche, rédacteur en chef de l'agence de presse belge.

La VRT a indiqué que le parquet fédéral menait l'enquête sur l'agression de ce vendredi mais cette affirmation a été démentie par un porte-parole. Ni le parquet d'Anvers ni celui de Bruxelles n'ont souhaité faire de commentaires. Une enquête avait déjà été ouverte auprès du parquet de Bruxelles à propos des lettres de menaces reçues par Delhaize. Si les faits d'Anvers étaient ajoutés au dossier ouvert à Bruxelles, cela indiquerait qu'il pourrait y avoir un lien entre les deux affaires.

Delhaize ne souhaite pour sa part faire aucun commentaire. L'entreprise renforcera, au cours des deux prochaines semaines, la surveillance autour du magasin anversois visé par l'attaque de vendredi.

Début décembre, il y avait eu un incident dans un magasin Delhaize à Deurne. Un enfant avait été blessé à l'oeil avec un tournevis et on avait craint pour ses jours. Un suspect de 52 ans avait rapidement reconnu les faits. Au moment où la lettre de menace évoquant Charleroi était arrivée à Belga, l'homme était déjà sous mandat d'arrêt.

Un suspect revendique l'attaque

Le parquet a diffusé des images sur lesquelles le suspect apparaît dans une agence bancaire pendant la nuit du 22 au 23 décembre à Linkebeek. Il avait également été reconnu par les enquêteurs sur des images provenant de différents endroits, notamment Binche, La Louvière, Seneffe, Manage, Waterloo, Bruxelles, Uccle et Ruisbroek. Il se déplace en voiture. L'individu, qui aurait entre 40 et 50 ans, a rapidement pu être relié aux faits de vendredi matin.

Un nouvel appel à témoins a été lancé dans l'après-midi. Toute personne ayant vu le suspect ou disposant d'informations à son sujet est priée de prendre contact avec les enquêteurs au numéro 0800/30.300.

Les motivations du suspect demeurent troubles, mais il est confirmé qu'il réclame de l'argent à Delhaize. Le parquet a par ailleurs ajouté qu'il ne disposait d'aucun élément indiquant qu'il aurait agi avec l'aide d'un tiers. Les autorités ont refusé de préciser quel type de produit avait été aspergé sur la victime.

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