Comment les leaders politiques favorisent leur fief

30/08/12 à 07:04 - Mise à jour à 07:04

Source: Le Vif

Une ville a-t-elle besoin pour prospérer qu'un des siens soit un caïd politique ? Un ministre ou un président de parti ? "Oui, oui, des millions de fois oui", répondent en choeur, ravies, Mons, Ath, Bastogne, Perwez, Amay, Jodoigne, Hotton, Charleroi, Ans, Thuin et Namur, entre autres.

Comment les leaders politiques favorisent leur fief

© Image Globe

En remerciant Elio Di Rupo, Guy Spitaaels, Benoît Lutgen, André Antoine, Jean-Michel Javaux, Louis Michel, Philippe Courard, Michel Daerden, Paul Furlan et Eliane Tillieux. Parce qu'ils ont "soutenu" leur berceau, leur fief, depuis leurs hautes fonctions détenues bien loin de là : au gouvernement régional, au gouvernement régional, au gouvernement communautaire ou à la tête de leur formation politique. Ces "relais" de prestige ont donc fait bénéficier à leur ville de dizaines de millions d'euros (de centaines dans le cas de Mons) de subsides, en tous genres.

Selon un sondage exclusif mené par Le Vif/L'Express cet été auprès des 281 bourgmestres wallons et bruxellois, 75 % des mayeurs MR estiment que "certains de nos dossiers soumis à la Région avanceraient plus vite si nous étions d'autre couleur politique." Paul Furlan, ministre PS des Pouvoirs locaux en Wallonie, plaide d'ailleurs, lui-même, pour une distribution des subsides plus objective. Enquête dans Le Vif/L'Express de cette semaine, en librairie dès ce jeudi.

F.B. et E.R.

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