Charles Michel peut s'attendre à un été pourri

07/06/16 à 10:49 - Mise à jour à 08/06/16 à 12:23

Source: De Morgen

À en croire le quotidien De Morgen, le premier ministre Charles Michel (MR) doit s'attendre à un été très difficile pour le gouvernement fédéral. Ce dernier devra, en effet, faire face à un nombre important de dossiers particulièrement compliqués.

Charles Michel peut s'attendre à un été pourri

Charles Michel © BELGA

Le budget

Selon De Morgen, le budget représentera la plus grande source d'inquiétude pour le premier ministre. Cette année, le gouvernement fédéral a fait 2,2 milliards d'économies, mais la Banque Nationale a calculé qu'il fallait 9 milliards pour équilibrer le budget. Cette obligation entraînera sans nul doute un débat difficile, et l'impôt sur la fortune pourrait revenir sur la table. Le CD&V défendra probablement cette mesure, mais la N-VA posera ses conditions, et notamment la baisse de l'impôt sur les sociétés.

Les grèves et les manifestations

Comme le souligne De Morgen, le gouvernement Michel n'est pas débarrassé des protestations sociales, loin de là. Les syndicats des chemins de fer prévoient de nouvelles grèves et le 24 juin sera une journée de grève dans tous les secteurs. Et au grand dam des syndicats, le ministre de l'Emploi Kris Peeters (CD&V) souhaite modifier la semaine des 38 heures.

Le sommet de l'OTAN

Début juillet, les chefs d'État et les dirigeants de gouvernement de l'OTAN se réuniront à Varsovie. Charles Michel risque de s'y faire taper sur les doigts, parce que la Belgique n'a pas tenu sa promesse de relever les investissements en Défense à 2% du PIB. Le premier ministre et le ministre de la Défense Steven Vandeput (N-VA) espèrent s'en tirer en annonçant l'achat de nouveaux avions de combat et de frégates, mais comme l'explique De Morgen, le CD&V et l'Open VLD ne sont guère enthousiaste à l'idée de devoir expliquer à leurs militants pourquoi le gouvernement investit en "jouets" pour l'armée alors qu'il taille dans les dépenses sociales.

Les attentats

Ces dernières semaines, la commission d'enquête parlementaire sur les attentats s'est penchée sur les services de secours. Ce thème n'a pas donné lieu à beaucoup de heurts, mais début juillet, les parlementaires étudieront le fonctionnement des services de police et de sécurité. Comme les ministres Jan Jambon (N-VA) et Koen Geens (CD&V) se retrouveront dans le collimateur, le ton risque de monter.

Le dossier Arco

Comme il semble que l'Europe opposera son veto à la garantie accordée par la Belgique aux sociétés coopératives financières, le gouvernement fédéral devra également chercher une solution pour les centaines de milliers de personnes bernées dans le dossier Arco. Cette somme s'élève à 1,5 milliard d'euros.

CB

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