Be.One, le nouveau parti de Dyab Abou Jahjah

07/02/18 à 16:10 - Mise à jour à 16:10

Source: Belga

L'essayiste Dyab Abou Jahjah et l'ancienne sénatrice Agalev, Meryem Kaçar, lancent Be.One, leur nouveau parti pour les prochaines élections locales et parlementaires en Flandre et à Bruxelles. Be.One se veut un parti post-capitaliste qui plaide en faveur d'une égalité radicale et qui considère le travail, l'enseignement de base et le logement comme des droits pour tous.

Be.One, le nouveau parti de Dyab Abou Jahjah

Meryem Kacar, Dyab Abou Jahjah et Hilde Sabbe © BELGA

Ce mercredi, le parti a dévoilé son nom et son programme en présence d'une série de candidats, dont le journaliste Hilde Sabbe et l'avocat gantois et porte-parole de la Groene Moskee Ercan Tok qui enseigne également à l'Université de Gand. En attendant le congrès du parti, Kaçar et Abou Jahjah font office de coordinateurs du parti. Ce congrès doit également approuver le programme, car aujourd'hui le parti ne dispose que d'un texte de vision.

Be.One souhaite se présenter aux prochaines élections locales dans un certain nombre de grandes villes, telles qu'Anvers, Gand, peut-être Malines et quelques grandes villes du Limbourg. À Bruxelles, le parti se présentera dans quelques communes du centre. Les discussions sont en cours pour certaines villes wallonnes, mais Abou Jahjah souligne que son parti se présentera uniquement là où il y a suffisamment de candidats et d'adeptes.

Le parti poursuit une égalité radicale au niveau du genre, de l'origine et du milieu social. Be.One plaide en faveur d'une parité des genres dans les institutions publiques. Et les entreprises qui participent aux marchés publics doivent remplir certaines conditions de genre.

Au niveau socio-économique, le tax shift doit déplacer les impôts des plus faibles vers les plus forts. Le nouveau parti souhaite imposer plus lourdement les grandes entreprises et les multinationales et veut diminuer les impôts des PME. Par ailleurs, Be.One représente une transition écologique et affectionne l'idée de monnaies locales.

Le parti défend aussi la séparation de la religion et de l'état, non selon le modèle français de laïcité, mais plutôt selon l'exemple anglo-saxon "où la situation est plus relaxe". Finalement Be.One mise sur une politique propre à Bruxelles. Aujourd'hui, Bruxelles est encore trop souvent sous la tutelle de la Flandre et de la Wallonie, dit-il. Il est nécessaire de déployer une politique d'enseignement bruxelloise.

Les futurs candidats ont également souligné que Be.One n'est pas un parti de migrants.

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