Bacquelaine et Michel sont d'accord sur tout !

24/01/11 à 11:59 - Mise à jour à 11:59

Source: Le Vif

Nous avons posé, aux deux candidats à la présidence du MR, dix questions précises. Leurs réponses se ressemblent, à quelques subtiles nuances près. Preuve qu'entre eux le clivage se situe ailleurs que sur le terrain idéologique.

Bacquelaine et Michel sont d'accord sur tout !

© Frédéric Pauwels

1. Faut-il limiter les allocations de chômage dans le temps ?

Michel : Non. Cependant, le chômage ne peut jamais être un plan de carrière. Il faut lutter contre tous les abus et renforcer les sanctions. Parallèlement, il faut réformer notre système afin de remettre au travail plus rapidement et plus efficacement les demandeurs d'emploi.

Bacquelaine : Non. Mais le chômage ne peut être un plan de carrière. Il faut aider plus efficacement les chercheurs d'emploi et sanctionner les abus.

2. Les chômeurs de longue durée doivent-ils, après un certain laps de temps, se mettre au service de la collectivité ?

Michel : Oui. Ce système permet une réinsertion des demandeurs d'emploi dans l'activité et permet également de voir accomplis des tâches et services utiles pour la collectivité.

Bacquelaine : Oui. Il faut ouvrir le débat sur cette question afin de donner au chômeur de longue durée plus de chances de réinsertion sociale.

3. Si la Belgique disparaissait, le rattachement à la France de la Wallonie (ou d'une Fédération Wallonie-Bruxelles) est-elle votre option privilégiée ?

Michel : Non. Je suis radicalement opposé à l'idée du rattachisme. Dans le cas d'un scénario ultime, je plaide pour que la Fédération Wallonie-Bruxelles prenne son destin en main.

Bacquelaine : Non. Dans les circonstances actuelles, tout plan B est irresponsable.

4. Faut-il obliger les étrangers qui viennent d'arriver en Belgique à suivre un processus d'intégration assorti de sanctions en cas de non-respect ?

Michel : Oui. Nous devons miser sur un modèle fait de droits et de devoirs identiques pour tous. Dans cette logique, un parcours d'intégration est nécessaire ainsi que des sanctions en cas d'échec du processus.

Bacquelaine : Oui. L'acquisition de la nationalité implique une réelle volonté d'intégration et notamment la connaissance d'une des langues nationales.

5. La monarchie doit-elle devenir purement protocolaire ?

Michel : Non.
Bacquelaine : Non.

6. Le vote doit-il rester obligatoire, pour tous les types d'élections ?

Michel : Non. Je penche plutôt pour la liberté de vote. Seuls trois pays européens (la Belgique, le Luxembourg et la Grèce) maintiennent le vote obligatoire. Toutefois, il s'agit d'une proposition que je souhaite mettre en débat pour entendre les sensibilités de chacun.

Bacquelaine : Non. Je suis partisan de la liberté de vote.

7. Faut-il instaurer un service minimum en cas de grève dans les transports en commun publics ?

Michel : Oui.
Bacquelaine : Oui.

8. Les professeurs doivent-ils travailler plus longtemps, au-delà de 55 ans ?

Michel : Oui. L'ensemble des personnes qui souhaitent travailler plus longtemps dans notre pays doivent pouvoir y être autorisées. De nombreux professeurs font déjà aujourd'hui profiter les élèves de leur connaissance bien au-delà de 55 ans.

Bacquelaine : Oui. Dans un contexte de pénurie, il faut encourager la disponibilité des enseignants après 55 ans tout en réduisant fortement la pénibilité de la profession.

9. Pensez-vous que la tolérance actuelle de la justice vis-à-vis de la détention et de la consommation de cannabis doit être revue, dans le sens de plus de sévérité ?

Michel : Oui. Il n'y a pas de message positif qui résulte de l'assouplissement mené ces dernières années dans ce domaine.

Bacquelaine : Oui, à l'égard des dealers et des consommateurs qui commettent des infractions. Le cannabis est une drogue. Il ne faut pas la banaliser.

10. Acceptez-vous que le FDF présente des candidats sur des listes MR en Wallonie (sous l'étiquette FDF) aux élections communales de 2012 ?

Michel : Oui. Nous devons avoir des listes MR communes qui rassemblent les candidats de toutes les composantes.

Bacquelaine : Oui. Pour autant que cela se fasse dans l'unité et l'expression d'un message commun et cohérent.

PROPOS RECUEILLIS PAR FRANÇOIS BRABANT ET PIERRE HAVAUX

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