Baptêmes d'étudiants - "C'est un choix personnel. Il y a des lois pour sanctionner les débordements"

15/10/13 à 19:28 - Mise à jour à 19:28

Source: Le Vif

(Belga) Le Premier ministre Elio Di Rupo n'est pas partisan de l'interdiction des baptêmes d'étudiants, comme le lui a suggéré l'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle française Ségolène Royal (PS), à la suite du coma subi par une étudiante française de l'Institut des Vétérinaires de Liège conséquent à une absorption massive d'eau. C'est du moins ce que le Premier ministre a laissé entendre lors d'une session de questions-réponses à laquelle il s'est prêté mardi sur Twitter.

"Le baptême d'étudiant est un choix personnel. On ne peut en aucun cas porter atteinte à l'intégrité physique des étudiants. Nous avons des lois pour sanctionner les débordements", a commenté le Premier ministre sur son compte Twitter. Ségolène Royal, qui a fait voter l'interdiction du bizutage en France il y a 15 ans, a écrit au Premier ministre Elio Di Rupo pour lui demander de faire de même en Belgique après l'affaire de Liège, au cours de laquelle la jeune Française a frôlé la mort. Se disant "bouleversée" par cette affaire et "forte" de son expérience de ministre de l'Enseignement scolaire (1997-2000), Mme Royal juge qu'il ne "suffit pas d'appeler les choses par leur nom, de mener d'actives campagnes de prévention et de dire le droit avec fermeté pour que disparaissent du jour au lendemain ces pratiques délictueuses". "Il faut une vigilance constante", insiste-t-elle dans ce courrier révélé lundi par le quotidien La Libre Belgique sur son site internet. (Belga)

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