RDC: l'Assemblée acte la démission de son numéro deux, un tshisekediste tombé en disgrâce © belga

RDC: l’Assemblée acte la démission de son numéro deux, un tshisekediste tombé en disgrâce

(Belga) L’Assemblée nationale congolaise a pris acte, lundi, de la démission d’un ancien proche du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Jean-Marc Kabund-a-Kabund, de son poste de premier vice-président de la chambre basse du parlement de la République démocratique du Congo (RDC), a rapporté la presse locale.

M. Kabund avait été au centre d’une polémique à la suite d’incidents survenus en janvier dernier et ayant opposé sa garde rapprochée à un élément de la Garde républicaine (GR). Des membres de cette unité d’élite chargée de la protection du chef de l’État avaient ensuite vandalisé sa maison à Kinshasa, donnant l’impression d’une expédition punitive de la GR au domicile du premier vice-président de l’Assemblée nationale. Il avait officiellement déposé sa lettre de démission le 31 mars dernier, depuis Londres, où il séjournait alors pour des raisons médicales, a rappelé le site d’information Actualité.cd. « Par la présente et des raisons de conviction politique, je vous fais part de ma décision de démissionner du poste de premier vice-président de l’Assemblée nationale », avait-il écrit au président de la Chambre basse, Christophe Mboso N’kodia Pwanga. M. Kabund avait aussi annoncé son intention de conserver son mandat de député national durant l’actuelle législature, censée prendre fin avec des élections générales prévues fin 2023. Cet ancien proche du président Tshisekedi avait été nommé secrétaire général ad interim du parti présidentiel, l’Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS), après l’entrée en fonction du chef de l’Etat, en janvier 2019, à la suite des scrutins contestés tenus quelques semaines plus tôt, le 30 décembre 2018. Fin janvier, Jean-Marc Kabund avait été destitué de son poste à la tête de l’UDPS et exclu du parti, après avoir été accusé d’escroquerie, corruption, extorsion ou encore violence physique et verbale. Depuis, sa position à l’Assemblée était devenue intenable, selon les médias congolais. (Belga)

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