© Getty images

Variole du singe: Sciensano met en garde contre des présentations atypiques de la maladie

Le Vif

Selon l’Institut de santé publique Sciensano, il est possible qu’une personne contaminée par la variole du singe développe des présentations atypiques. « Il peut s’agir d’une seule lésion cutanée ou d’aucune lésion, et par exemple uniquement des douleurs et des saignements anaux. Des infections asymptomatiques ont également été décrites », explique l’institut mardi dans une nouvelle directive envoyée aux prestataires de soins de santé.

D’après les derniers chiffres de Sciensano, il y a pour l’instant 482 cas confirmés de variole du singe en Belgique. De manière générale, une personne infectée présentera d’abord des symptômes bénins tels que fièvre, mal de tête et douleurs musculaires. Entre un et trois jours plus tard, des éruptions cutanées apparaîtront.

   Dans l’épidémie actuelle, ces éruptions apparaissent généralement dans la zone génitale. Cependant, Sciensano souligne que des présentations atypiques de la maladie sont également possibles.

   « Compte tenu du nombre croissant de cas et de l’importance de poser le diagnostic le plus rapidement possible, il n’est plus nécessaire d’adresser un patient à un hôpital tertiaire (ou universitaire) ou à un centre de référence pour les IST/VIH. Plusieurs hôpitaux peuvent prélever un échantillon, et les médecins généralistes peuvent également le faire s’ils le souhaitent », affirme l’institut de santé publique.

   Une personne infectée par la variole du singe doit rester en isolation stricte jusqu’à la guérison complète des éruptions cutanées, ce qui peut durer jusqu’à 21 jours. Une fois les lésions disparues, il est recommandé d’utiliser des préservatifs pendant au moins douze semaines lors des relations sexuelles, afin d’éviter la transmission du virus via le sperme.

   Au début du mois de juin, la Belgique a reçu 3.050 doses du vaccin Jynneos de la part de la Commission européenne. Un nombre plus important (30.000) est attendu à la fin de l’automne.

   « Afin de maximiser l’impact sur l’évolution de l’épidémie avec la quantité actuellement limitée de vaccins, en plus de la vaccination prophylactique après exposition (PEV), une vaccination préventive (PrEV) est également proposée pour certains groupes cibles (personnes pouvant potentiellement infecter un grand nombre d’autres personnes, ou présentant un risque très élevé d’infection) », déclare Sciensano.

Partner Content