Père et fils © iStock

Un congé de paternité? Oui, si c’est un garçon

Stagiaire Le Vif

Une enquête réalisée en Californie a démontré que les pères seraient plus enclins à prendre un congé de paternité s’ils ont un garçon plutôt qu’une fille.

En 2004, une loi californienne permettant de prendre un congé parental rémunéré a été passée. Des chercheurs de l’Université de Santa Barbara ont analysé les effets de cette loi. Les résultats sont plutôt positifs. En effet, la mesure a encouragé les pères à faire une pause pour s’occuper de leur enfant. Ils seraient environ 46% de plus à faire ce choix lors d’une naissance, rapporte Quartz. Et particulièrement, s’il s’agit d’un garçon.

Les Américains sont les seuls parmi les habitants des pays industrialisés à ne pas pouvoir profiter d’un congé parental obligatoire et rémunéré. Moins d’une entreprise sur six proposerait spontanément à ses employés de faire une pause à la naissance d’un enfant.

La Californie serait donc un modèle à suivre. Pourtant, l’étude révèle aussi que les papas prendraient plus facilement un congé de paternité si leur nouveau-né est un garçon que si c’est une fille. Le fait d’avoir un garçon augmenterait de 50% les chances qu’un homme prenne ce congé. De plus, les couples seraient 58% plus nombreux à prendre un congé parental s’ils ont un garçon. Il n’y a, par contre, aucune augmentation s’il s’agit d’une fille.

Maya Rossin-Slater, l’auteure de cette étude, explique ce phénomène par deux raisons. Tout d’abord, les papas auraient l’impression d’être plus utiles quand ils s’occupent de leur fils que de leur fille. Ensuite, le temps passé avec un garçon serait plus productif qu’avec une fille. Il semblerait donc que les pères soient plus à l’aise avec un enfant du même sexe.

Pour conclure, l’enquête met en avant l’importance de la valeur de l’exemple. Dans une entreprise majoritairement féminine, les hommes seraient plus disposés à prendre leur congé de paternité. Ils seraient plus inspirés et mis en confiance par leurs collègues féminines. Il n’empêche, comme le rapporte Slate, les femmes restent largement pénalisées par le fait d’avoir des enfants. Contrairement aux hommes, qui peuvent en tirer des bénéfices professionnels.

E.D

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