Variole du singe © Getty Images

Réunion cruciale à l’OMS sur la variole du singe

Le Vif

L’OMS a réuni jeudi des experts internationaux pour déterminer s’il faut déclencher son plus haut degré d’alerte face à la flambée inhabituelle de la variole du singe mais la décision ne devrait pas être connue avant vendredi au moins.

Ce comité compte 16 membres, et est co-présidé par le Dr Jean-Marie Okwo-Bele de République démocratique du Congo, ancien directeur du Département Vaccination et vaccins à l’Organisation mondiale de la santé, et la Dr Nicola Low, professeur en épidémiologie à l’université de Berne en Suisse.

   Une recrudescence inhabituelle des cas de variole du singe a été détectée depuis mai en dehors des pays d’Afrique centrale et de l’Ouest où le virus circule d’ordinaire. La région européenne est au centre de la propagation du virus.

   Connue chez l’être humain depuis 1970, la variole du singe ou « orthopoxvirose simienne » est une maladie considérée comme rare.

   Elle se traduit d’abord par une forte fièvre et évolue rapidement en éruption cutanée, avec la formation de croûtes. Le plus souvent bénigne, elle guérit généralement spontanément après deux à trois semaines.

   Face à l’augmentation mondiale des cas, l’OMS a annoncé le 14 juin vouloir réunir un comité d’urgence pour déterminer si la situation constitue une « urgence de santé publique de portée internationale », le plus haut degré d’alerte de l’organisation. Une telle urgence a par exemple été décrétée début 2020 pour la pandémie de Covid-19 et deux fois pour le virus Ebola.

   La décision finale revient toujours au chef de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.

   Si l’urgence sanitaire est déclarée, le comité est également chargé de faire des recommandations « sur la manière de mieux prévenir et réduire la propagation de la maladie et de gérer la réponse de santé publique mondiale ». 

   Du 1er janvier au 15 juin, 2.103 cas confirmés, dont un décès au Nigeria, ont été signalés à l’OMS dans 42 pays, y compris en Afrique. De son côté, le bureau régional européen de l’OMS a indiqué mercredi que 2.746 cas avaient été signalés au 21 juin.

   L’OMS juge probable que le nombre réel de cas soit supérieur à travers le monde, et considère que le virus devait déjà circuler avant la flambée actuelle – peut-être depuis 2017 – sans que sa transmission soit détectée.

   La majorité des cas signalés concerne jusqu’à présent des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. S’il ne s’agit pas d’une infection sexuellement transmissible, la transmission peut se produire par contact rapproché comme une relation sexuelle.

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