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Quels sont les médicaments en pénurie en Belgique ? Découvrez-le grâce à notre infographie

Eglantine Nyssen
Eglantine Nyssen Journaliste au Vif, multimedia editor

Ces trois dernières années, la pénurie n’a jamais été aussi élevée. En 2022, plus de 3.000 médicaments ont connu des problèmes d’approvisionnement. Le Vif fait le point sur les médicaments qui sont encore concernés.

En Belgique, une plateforme a été mise en place par l’Agence des médicaments (AFMPS) pour de vérifier si un médicament est disponible : PharmaStatut. Aujourd’hui, cette plateforme indique 862 médicaments comme temporairement indisponibles. Parmi ceux-ci, des médicaments très répandus comme le Gaviscon, l’Imodium, l’Ibuprofen ou encore le paracétamol.

Certains médicaments de la liste reprise ci-dessous sont en indisponibilité critique. C’est le cas, par exemple, du Budésonide, de l’Actilyse ou de l’Ozempic. « Les notifications concernent parfois une taille d’emballage spécifique d’un médicament », explique Ann Eeckhout, porte-parole de l’AFMPS. « Cela ne signifie donc pas toujours que le médicament n’est pas disponible. Il n’est peut-être plus disponible dans la quantité souhaitée, mais bien dans d’autres tailles de conditionnement. »

Suite de l’article après l’infographie.

Que faire si mon médicament est concerné ?

Pour d’autres médicaments, la pénurie est bien réelle. Les pharmaciens sont alors obligés d’adapter le traitement. « Quand un patient vient vers nous avec une prescription et que nous n’avons plus le médicament, on téléphone au médecin pour essayer d’en trouver un autre de remplacement ensemble, en fonction de ce qui est disponible », explique Nicolas Echemont, secrétaire général de l’Association pharmaceutique belge.

Cela peut être le cas pour une maladie de saison, mais aussi pour des traitements plus longs, comme le diabète. « On explique alors notre discussion avec le médecin au patient. Mais ce n’est pas parce qu’on trouve une alternative que le patient va la prendre dans les bonnes conditions. Par exemple, une personne qui devait prendre son traitement une fois par jour et qui doit désormais passer à trois prises par jour va peut-être en oublier. On perd alors un peu de couverture thérapeutique. C’est ce qui est le plus embêtant : qu’une fois le traitement installé, on doive changer. On essaye d’expliquer au mieux aux patients, mais parfois le message ne passe pas toujours à 100%. »

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