Jeep Compass. © REUTERS

Jeep, des allures de héros de guerre

Et soudain, vous passez au rang de légende vivante, même s’il y a discussion à l’égard des origines de votre nom. Le fait est que Jeep est la plus ancienne marque de 4×4 au monde et évoque des souvenirs militaires. D’autant que la Willys MB a fait ses débuts en 1941 et a gagné ses galons durant la Seconde Guerre mondiale.

« Aussi fidèle qu’un chien, forte comme un cheval et aussi maniable qu’une chèvre », déclarait le porte-parole de l’armée américaine, Ernie Pyle, à propos de sa voiture de fonction durant la Seconde Guerre mondiale. De la Willys MB, 700 000 exemplaires ont été construits, dont une bonne moitié par Willys-Overland. A partir de 1945, la CJ-1A était également disponible en tant que véhicule civil, avec des essuie-glaces automatiques. En 1946, la gamme Jeep s’élargissait avec la Willys Station Wagon, une 7 places en acier, aux roues arrière motrices. La Wagoneer, ancêtre des SUV, faisait son apparition sur le marché en 1962 – avec une boîte de vitesses automatique, le conditionnement d’air et la radiocassette. Dans ses traces, suivaient des modèles de légende comme le Cherokee et le Wrangler.

Avec l’introduction du Compass, Jeep comble un gouffre dans sa gamme, entre le Renegade et le Cherokee. Ce dernier a été conçu pour le marché américain, alors que les Renegade et Compass ont été créés par des designers italiens et sont mus par des moteurs essence et Diesel d’origine Fiat. Même l’intérieur et la planche de bord portent la signature des Italiens qui leur ont donné vie. Ce n’est pas un hasard. Après la reprise de Chrysler par Fiat en 2011, la marque Jeep passait, elle aussi, aux mains du groupe automobile italien.

La conquête de l’Europe

Le Compass fait appel à la plate-forme du Renegade et est, avec ses 4,39 m de long, comparable à une Nissan Qashqai ou une Seat Ateca. Elle offre un espace suffisant pour l’assise et les genoux, même pour les passagers du deuxième rang. Les sièges soutiennent bien le corps, ce qui abonde en la faveur des ambitions de Jeep qui ne veut pas être considérée comme une marque low cost. Le coffre est spacieux et dispose d’un double plancher, le dossier du siège passager avant est rabattable, permettant le transport d’objets encombrants. L’éventail de motorisations se compose d’un 1,4 l turbo essence de 140 ou 170 ch, d’un 1,6 l diesel de 120 ch et d’un 2,0 l diesel MJET de 140 ou 170 ch. La transmission intégrale et la boîte automatique moderne à 9 rapports sont en option. Le Compass est également disponible dans une version Trailhawk, avec une garde au sol rehaussée à 22 cm, un protège-carter et un programme de conduite « rock » additionnel. Il en résulte de belles capacités en tout-terrain.

Le confort de roulage de cette nouveauté confirme les bonnes impressions que nous avions ressenties plus tôt, lors d’un essai avec le Renegade. L’isolation sonore s’affirme comme remarquable. Grâce à son design, à ses qualités routières et ses capacités off-road, le Compass colle parfaitement avec l’image de Jeep, la plus ancienne marque de 4×4 sur le marché. Avec le nouveau Compass et le Renegade existant, Jeep essaie de garder pied en Europe, dans un segment où la lutte concurrentielle est terrible. So what ? Un coup d’oeil dans le passé nous apprend que Jeep a déjà affronté des feux bien plus nourris.

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