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Carburants plus chers : les Belges ne roulent pas moins vite, mais mieux

L’Institut VIAS a livré les conclusions d’une étude sur le rapport des Belges à l’augmentation incontrôlée des carburants. Détail marquant : nous n’avons pas vraiment réduit notre vitesse au quotidien.

Face à la hausse des prix à la pompe, on peut aujourd’hui parler de fracture nette entre les automobilistes belges avec, d’une part, les populations les plus concernées, celles à bas revenu, qui ont bien dû se résoudre à rouler le moins possible, en privilégiant notamment les moyens de transport et le vélo. D’autre part, une majorité de détenteurs de carte de carburant (financée par leur patron, dans le cas des employés/techniciens) n’ont absolument pas changé leurs habitudes et se déclarent même étrangers à la hausse des prix à la pompe. Injuste?

Style adapté

De manière plus globale, un tiers des Belges (33%) avoue avoir réduit son style de conduite afin de maximiser leur consommation, mais sans réellement diminuer leur vitesse, notamment sur autoroute. Par contre, la plupart des Belges disposant de leur propre voiture confient « changer de style », c’est-à-dire anticiper davantage, freiner en utilisant l’anti-couple du moteur ou encore accélérer moins vite et souvent. En d’autres termes : adopter une conduite calme, souple et moins énergivore.
Peu d’automobilistes adoptent des moyennes nettement plus basses sur les autoroutes, cela dit il va sans dire que rouler à 100 km/h à la place de 120 km/h permettrait, par exemple avec un moteur à essence moderne, de réduire sa consommation de 20%. Cela dit, au niveau politique, mais aussi selon certaines institutions, dont VIAS, imposer une limite de 100 km/h sur toutes les autoroutes n’aurait pas de sens et sans doute pas de bénéfices probants.

Pour moins consommer en ville: s’arrêter dans un parking et atteindre sa destination finale à vélo ou en trottinette.

Moins conduire

Parmi les autres nouvelles habitudes, les Belges font moins « le plein », préférant y  aller par petite dose pour lisser la dépense, ce qui les inciterait également à mieux utiliser les ressources disponibles. Les automobilistes (n’ayant pas de voiture de société) évitent aussi de s’approvisionner sur les grands axes, dans les grandes stations, au profit des plus petites enseignes du réseau secondaire. Cela dit, la plupart des sondés (2000 personnes) confirment l’évidence : le meilleur moyen de ne pas consommer trop d’essence reste de limiter l’usage de sa voiture. Dans ce contexte, de plus en plus de Belges utilisent le transport en commun, mais aussi le vélo (et ce pour des distances plus importantes), sans oublier l’influence du télétravail, de plus en plus revendiqué par les employés ne disposant pas d’un véhicule de fonction.

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