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Acheter une voiture neuve en 2022 : attendre ou s’adapter

Laurent Blairon journaliste

En ce mois de janvier particulier, c’est-à-dire de « Salon de l’automobile sans Salon traditionnel », une question est sur toutes les lèvres des acheteurs d’une voiture neuve : quand vais-je recevoir ma nouvelle voiture ?

Il y a encore très peu de temps, patienter 14 mois pour recevoir sa voiture concernait les acheteurs de Ferrari ou d’Aston Martin. Aujourd’hui, c’est désormais le lot de tout le monde : la crise des semi-conducteurs (souvent résumés par le terme « puces ») ne cesse d’allonger considérablement le délai de livraison de toutes les voitures neuves, chères ou pas. Pour résumer la situation, on rappelle qu’avant cette crise, un délai de livraison moyen (hors voitures du très haut de gamme et du domaine du luxe) était de 4 mois. Aujourd’hui, le minimum se situe entre 6 mois et un an.

Moins d’options

Les marques exploitent toutes les pistes afin de réduire au maximum le temps d’attente. Par exemple déconseiller certaines options (impliquant les puces en question) aux clients afin de « gagner du temps ». On rappelle que dans une voiture, on compte de 250 à 300 semi-conducteurs. Pas question de faire l’impasse sur les puces destinées à la sécurité, par contre certaines sont utilisées dans des accessoires de confort (caméra de recul, tableau de bord numérique) dont l’acheteur peut se passer. Les constructeurs rappellent aussi que tous les modèles ne sont pas concernés par des délais de livraison très long. Certains modèles populaires (La Golf, par exemple) peuvent être livrés en moins de 4 mois. D’autres subissent cette crise plus fort, comme les constructeurs français (Renault, marques du Groupe Stellantis).

Pas de délai

De manière générale, pratiquement aucune marque ne fixera de délai de livraison précis lorsque vous commanderez en janvier une voiture neuve farcie d’options, simplement parce trop d’inconnues entrent dans l’équation. Les constructeurs automobiles dépendent de nombreux fournisseurs eux-mêmes confrontés à la pénurie. L’inertie du redémarrage vers un rythme normal de toute la chaîne d’approvisionnement prendra encore un certain temps. Parmi les importateurs belges interrogés sur la question, seule la marque Volvo (et avec elle sa division Polestar) restait (jusqu’il y a encore peu) dans des délais raisonnables, c’est-à-dire pas très différents des temps de patience habituels. Cela dit, la situation évolue de jour en jour et il se peut que, dès ce mois de janvier, la plus forte demande, sous l’effet des conditions Salon, complique les choses.

Changer son approche

Et donc, quoi faire ? Plus que jamais en ce mois de janvier 2022, le conseil est tout d’abord d’anticiper l’achat d’une voiture. Si vous planifiez un achat en juin, n’attendez plus, fonces dès maintenant en concession. Il importe aussi de bien négocier (de maintenir fixe) la valeur de reprise de votre véhicule actuel, que vous allez continuer à utiliser pendant parfois un an et plus avant livraison de la neuve. Modifier son approche est important. Par exemple, commencer par demander ce qui est disponible rapidement, avant de faire son choix. Ensuite, revoir ses critères concernant les options, ou même la couleur extérieure et/ou intérieure. Pour qui ne craint pas de faire quelques kilomètres, n’hésitez pas à sonder le marché à l’étranger. Votre voiture préférée existe peut-être, de stock, quelque part dans une concession italienne ou danoise.

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