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Biodiversité: voici ce que la Belgique doit investir pour éviter l’effondrement

L’ONG WWF-Belgique a calculé que la Belgique devait investir quelque 600 millions d’euros par an d’ici à 2030.

C’est la Journée mondiale de la biodiversité. L’occasion pour l’ONG WWF-Belgique de rappeler que la Belgique doit consacrer plus d’argent à cette thématique. Dans un nouveau rapport cité dans Le Soir, l’organisation de protection de la nature estime que « si la Belgique veut remplir ses engagements, notre pays doit investir 16,3 milliards d’euros dans la biodiversité entre 2021 et 2030. Cela représente environ 1,63 milliard par an ».

Vu les 855,5 millions déjà investis, il manque en moyenne 603 millions d’euros supplémentaires par an pour la biodiversité. Trois postes essentiels sont à pourvoir : la restauration et la protection de la nature et l’aide publique au développement. « Cela semble beaucoup, mais il faut placer cette somme dans un contexte global : elle représente 0,13% du PIB de la Belgique ou 0,22% du total des dépenses publiques belges en 2020« , pointe le WWF. 

C’est aussi un montant largement inférieur aux subventions allouées à des pratiques qui nuisent à la nature, poursuit l’ONG. En 2020, la Belgique a ainsi dépensé presque 13 milliards d’euros en subventions aux combustibles fossiles, ce qui va à l’encontre des ambitions du pays en matière de climat et de biodiversité, analyse-t-elle. L’essentiel allant aux secteurs des bâtiments et des transports – respectivement 4,75 et 4,2 milliards d’euros de subsides.

L’effondrement de la biodiversité, une menace pour la Belgique

« La perte de biodiversité et l’effondrement des écosystèmes et l’une des plus grandes menaces auxquelles l’humanité sera confrontée au cours de la prochaine décennie », met en garde le WWF. En Belgique, seuls 4% des espaces naturels sont en bon état écologique, illustre-t-il, et, à l’échelle mondiale, la biodiversité diminue dans des proportions inquiétantes : 69% des populations d’espèces ont disparu depuis 1970. Cela affecte directement l’approvisionnement en eau potable, le climat, la sécurité alimentaire et le bien-être. « Le changement climatique nous exposera de plus en plus à des phénomènes météorologiques extrêmes », prévient encore l’ONG.

Après les inondations de 2021, les dégâts matériels ont été estimés à 2,8 milliards d’euros pour la Région wallonne. Selon l’association, si ce type de catastrophe se produisait en Flandre, le coût s’élèverait à plus de 8 milliards d’euros. De nombreuses rivières ont en outre été modifiées de manière si radicale qu’elles ne peuvent plus absorber l’excès d’eau de pluie et nécessitent une restauration.

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