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Un tiers des Wallons boit plus d’alcool en raison de la pression du groupe

Le Vif

En groupe, on boit plus. Un Wallon sur trois se laisserait plus facilement tenter par un petit verre s’il est en groupe. Un quart des automobilistes avouent même parfois reprendre le volant après s’être « désaltéré ».  C’est-ce qui ressort d’une étude de l’Agence wallonne pour la sécurité routière.

Un tiers des Wallons déclare consommer plus d’alcool à cause de l’effet de groupe, ressort-il d’une étude de l’Agence wallonne pour la sécurité routière (AWSR) publiée jeudi.

Alors qu’il est prouvé que la consommation d’alcool nuit gravement à la concentration au volant, ses effets néfastes sont sous-estimés par les sondés qui avouent conduire parfois sous influence, même minime. Ils sont même 19% à penser que conduire sous influence n’est pas dangereux. 60% d’entre eux se sentent tout à fait capables de conduire, même un peu ivres, et 53% estiment pouvoir reprendre la route après avoir consommé une grande quantité d’alcool.

L’été on boit plus

Avec l’été, les occasions de faire la fête (barbecues, festivals) se multiplient, entraînant avec elles une consommation accrue de boissons alcoolisées. Dans bien des cas, les gens reprennent le volant même s’ils ont bu un ou plusieurs verres. Dans son étude passée auprès de 2.400 conducteurs, l’AWSR relève qu’un quart des automobilistes avoue reprendre parfois le volant après s’être « désaltéré », la proportion grimpant même à 45% pour ceux qui font régulièrement la fête.

Le danger de l’effet de groupe

Selon l’enquête de l’AWSR, l’effet de groupe dans les moments de convivialité accentuerait fortement la consommation, puisque 30% des Wallons sondés « estiment en effet que ne pas boire d’alcool lors d’un événement festif est mal perçu dans notre société« .

Ce sentiment est encore plus présent chez les 18-34 ans qui sont 40% à le penser. Il ressort également de l’étude qu’un Wallon sur quatre déclare boire parfois de l’alcool à contrecœur, juste parce qu’il se sent « poussé » par les autres. 35% des sondés, soit un Wallon sur trois, déclarent même boire parfois plus d’alcool à cause de la pression de leur entourage.

Des boissons sans alcool plus présentes

Pour lutter contre ce phénomène qui peut s’avérer dangereux pour ceux qui reprennent le volant, l’AWSR promouvra tout l’été sur ses réseaux sociaux la consommation de boissons sans alcool, présentes dans presque tous les lieux festifs. « Ce type de boisson, qui ressemble généralement aux boissons alcoolisées, permet de s’intégrer à la fête et de déguster une boisson originale tout en se préservant du risque d’accident. »

   En outre, pour sensibiliser la population wallonne aux risques provoqués par la conduite sous influence d’alcool, l’AWSR distribuera plus de 10.000 éthylotests jetables dans une dizaine de festivals. Des messages de sensibilisation seront également diffusés dans une vingtaine de festivals et autres événements festifs. Ils seront aussi placardés sur de nombreux bus TEC.

   Ces différentes actions sont mises en place dès ce jeudi 7 juillet sur le festival Les Ardentes à Liège.

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