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Les problèmes d’infertilité coûtent 15,5 millions d’euros à l’Etat

Eglantine Nyssen
Eglantine Nyssen Journaliste au Vif

Les problèmes d’infertilité prennent de l’ampleur, en Belgique et dans les pays industrialisés. Ils concernent un couple sur 6, voire un couple sur 4 selon les sources. Tout cela a forcément un coût pour la sécurité sociale.

Un enfant, un rêve qui n’a pas de prix ? En Belgique, en tout cas, cela coûte bien moins cher qu’ailleurs : la prise en charge de la PMA est parmi les plus grande au monde. En cas d’infertilité, six traitements par fécondation in vitro peuvent être quasi intégralement remboursés aux femmes jusqu’à l’âge de 43 ans. « La FIV coûte extrêmement cher, mais par pour les patientes », confirme Magali Verleysen, gynécologue obstétricienne au Centre hospitalier régional Sambre et Meuse. Extrêmement cher : soit plusieurs milliers d’euros par FIV. Deux autres techniques sont également remboursées de façon forfaitaire en Belgique : le traitement dans le cadre d’un don d’ovocyte(s) et l’insémination intra-utérine. Pour ces trois types de traitements, la patiente ne doit rien avancer et ne paie que le ticket modérateur. La plupart des médicaments utilisés pour la stimulation ovarienne ainsi que les bilans de fertilité des deux partenaires peuvent également être pris en charge.

Le coût du rêve est donc majoritairement à charge de l’Etat. Et il pèse lourd. De plus en plus lourd. En 2009, selon le registre belge de la procréation assistée (Belrap), 31 736 cycles avaient été réalisés. Dix ans plus tard, on en recensait 40 774. Dont 85 % avaient été remboursés par la sécurité sociale (les 15 % restants concernaient des patientes étrangères, sans mutuelle ou ayant dépassé les six tentatives). Une augmentation due aux PMA réalisées grâce aux ovocytes et embryons congelés, dont le nombre a doublé durant l’intervalle. Le coût pour l’assurance soins de santé de l’oncofreezing est passé de 0 en 2012 à plus d’un million en 2021.

Coût des PMA pour l’Etat : 15,516 millions en 2021, contre 13,894 millions en 2010. Une augmentation d’un peu moins de 12 %, qui n’inclut toutefois pas encore les bilans de fertilité, ni les traitements médicamenteux et chirurgicaux plus légers pour améliorer la fertilité des hommes et des femmes.

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