Une avance sur sa pension

Vous avez besoin d’argent ? Vous disposez d’une assurance sur la vie, mais vous ne pouvez percevoir le capital qu’à l’échéance ? Il existe des solutions

En principe, il n’est pas possible de toucher le capital de son assurance-vie avant la fin du contrat. Pour l’épargne-pension ou l’assurance-vie à long terme par exemple, si l’assuré perçoit le capital plus de 5 ans avant l’âge de la retraite, celui-ci sera taxé à concurrence de 33 % au lieu du tarif avantageux de 10 % (pour le capital constitué après 1993) ou de 16,5 % (pour le capital constitué avant cette date). Bref, même en cas de pressant besoin d’argent, il vaut mieux éviter de liquider ou de racheter son contrat avant terme.

Dans certains cas, il est néanmoins possible de demander à sa compagnie d’assurances une avance sur police. Dans cette hypothèse, le contrat subsiste – l’assuré devra donc continuer à payer ses primes -, mais son assureur met à sa disposition tout ou partie des sommes capitalisées par son épargne. Et si, au moment de la liquidation ou de la demande de rachat du contrat, l’avance n’a pas été remboursée, elle sera imputée sur les sommes à liquider.

Pour pouvoir bénéficier d’un tel système, le contrat doit toutefois le prévoir. Tous n’octroient en effet pas cette possibilité (certaines formules, dont l’assurance décès, excluent par exemple ce procédé). Le preneur d’assurance qui reçoit cette avance doit en outre payer des intérêts sur les sommes reçues. A l’heure actuelle, les taux varient de 5 à 6,75 %. Ces intérêts sont justifiés par le fait que l’assureur ne dispose plus de la réserve alors qu’il est toujours censé la faire fructifier.  » La compagnie continue donc à gérer le contrat mais, au lieu de l’investir dans des obligations ou des bons d’Etat par exemple, il l’investit dans un crédit accordé au preneur d’assurance « , explique Wauthier Robyns, porte-parole d’Assuralia. En cas de non-paiement des intérêts, l’assureur peut obliger son client à racheter le contrat.

Autre caractéristique du système : seul le preneur de la police peut demander une avance. Le bénéficiaire de l’assurance ne peut pas le faire. Par contre, il doit marquer son accord. Ainsi, si un père a souscrit une assurance sur la vie, à son nom, mais au profit de son fils, et si celui-ci en a accepté le bénéfice, seul le père pourra solliciter une avance, mais le fils devra approuver cette demande.

Géraldine Vessière

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