Privée de son avant-bras à la naissance, Lucy Martin assure le bulletin météo sur la BBC. Un exemple qui inspire la VRT. © DR

Un visage de l’info avec un handicap

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La chaîne publique VRT prend la résolution d’introduire, d’ici à 2023, une figure qui portera à l’écran un handicap. Pourquoi pas en lui confiant la présentation ou l’animation d’une émission.

Depuis 2015, elle annonce sur la BBC la pluie et le beau temps. Rien de particulier à cela si ce n’est que Lucy Martin se présente à des millions de Britanniques sans l’avant-bras droit dont elle a été privée à la naissance. La VRT se prépare, elle aussi, à franchir le pas, un pas de plus, vers le profil d’une chaîne de télé inclusive, représentative de toutes et de tous en Flandre.

La volonté de la chaîne publique passe par l’engagement d’assurer, d’ici à 2025, 2% de présence à l’écran de personnes atteintes d’un handicap, qu’il s’agisse d’experts ou de participants invités à des programmes. Ou, pourquoi pas, de leur confier la présentation d’un JT ou d’un bulletin météo.

Sensibiliser, le mot code

La perspective réjouit le ministre flamand des Médias, Benjamin Dalle (CD&V), heureux d’avoir pu annoncer en commission parlementaire que la VRT y songe, y travaille et espère aboutir pour 2023 « à présenter au public un nouveau visage » qui portera à l’écran un handicap. L’intention est de finir par rendre celui-ci moins visible en le réduisant à un trait de l’apparence physique comme un autre, ni plus ni moins qu’une calvitie, une grande ou une petite taille ; et de sortir ainsi la personne handicapée de son éternel statut de héros malheureux pour en faire un membre à part entière de la société, valorisé pour ses qualités. C’est le bon plan, estime le député flamand Maurits Vande Reyde (Open VLD): « Présenter l’information ou un bulletin météo, animer un talk-show avec un handicap vaudra bien plus que mettre en images des milliers de fois des gens atteints d’un handicap. »

L’intention est de finir par rendre le handicap moins visible en le réduisant à un trait de l’apparence physique comme un autre.

La démarche ne s’improvise pas et demandera du temps, a souligné le ministre. Le temps d’identifier les bonnes personnes, de les former et de les encadrer, de réunir ainsi toutes les conditions pour que cette avancée soit une réussite. « Car il faudra évidemment afficher à l’écran des visages d’une qualité professionnelle optimale. » Avec l’espoir que l’exemple montré par la VRT fera tache d’huile et gagnera la sphère des médias privés. « Sensibiliser sera le mot code », souligne Benjamin Dalle.

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