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Témoignage –  » On m’a si souvent accusée d’exagérer… « 

Tout a commencé peu après mes premières règles : à 14 ans, j’avais de plus en plus de plaintes à chaque cycle. D’après ma maman, il était normal d’avoir mal… mais la douleur est évidemment quelque chose de subjectif. Contrairement à mes amies qui souffraient de leurs règles, j’étais incapable d’aller à l’école, de fonctionner normalement. Mon généraliste n’a rien trouvé d’anormal, mais m’a tout de même prescrit la pilule, ce qui a rendu la douleur supportable. À 17 ans, lors de mes premiers rapports sexuels, j’ai eu tellement mal qu’après, je suis restée plusieurs heures en position foetale pour ne pas m’évanouir. Sur le conseil de mon ami, j’ai consulté mon médecin, qui a avancé pour la première fois l’hypothèse de l’endométriose, dont je n’avais encore jamais entendu parler. J’ai subi des prises de sang, un examen gynécologique, une échographie et un scanner. Tout semblait normal et mon entourage a commencé à se poser des questions, pensant que j’avais un autre problème, que j’étais mal dans ma peau… Je me sentais complètement impuissante.

Entre-temps, mes règles étaient devenues tellement douloureuses qu’elles m’empêchaient d’étudier ; j’en suis arrivée à un point tel que les douleurs étaient plus souvent présentes qu’absentes. Parfois, j’en devenais folle ! J’ai finalement subi une opération où le médecin m’a rincé l’abdomen et éliminé des adhérences entre mes intestins et ma vessie. Les lésions d’endométriose avaient tout agglutiné dans mon bas-ventre. Depuis l’opération, je vais beaucoup mieux, mais je reste sur mes gardes car je sais que la douleur peut revenir…

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