Le Montois aborde la question du paysage avec beaucoup de délicatesse.Détail du dessin au graphite bleu A Great Escape. © RÉMY HANS

Rémy Hans – Le poids du silence

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Prix du Hainaut des arts plastiques en 2020, Rémy Hans a les faveurs d’une exposition au BAM, en marge de l’événement consacré à Botero (Le Vif du 14 octobre). On ne saurait trop conseiller de descendre la rampe qui mène à la salle dite « aux Piliers » où se découvrent, entre autres, fresques et installations. A l’image d’un artiste humble et discret, le travail présenté aborde la question du paysage avec beaucoup de délicatesse. On s’enchante de dessins au fusain léger et au porte-mine bleu ciel déroulant une nature voilée, comme en sursis dans un monde qui veut sa peau. Le très prometteur Montois aborde aussi les derniers vestiges de l’histoire industrielle hennuyère dont il est familier. Bien vu, il s’improvise également alchimiste lorsqu’il recompose des morceaux de bois ou soumet des compositions à la voracité du plâtre hydrofuge qui absorbe et recrache les couleurs de manière imprévisible. Le tout pour un état du monde inquiet qui n’est pas sans rappeler certains personnages que l’on trouve dans les toiles de Hopper. De quoi demain sera-t-il fait?

Au BAM, à Mons, jusqu’au 15 décembre.

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