Potiche, c’est aussi du belge

Saviez-vous que Potiche, le film de François Ozon actuellement à l’affiche avec, entre autres, Catherine Deneuve, Fabrice Luchini et Gérard Depardieu, a entièrement été tourné en Belgique ? Grâce au tax shelter, plus de 50 entreprises belges ont participé à la production de ce film.

Potiche, mais auparavant Coco avant Chanel, Le Petit Nicolas ou Mr Nobody, ont tous été financés grâce au tax shelter. Mais comment fonctionne ce système ? Cet avantage fiscal est proposé aux entreprises belges pour les inciter à investir dans les productions audiovisuelles belges et européennes. Il est conditionné à une obligation de dépenses belges (90 % des fonds investis), assurant ainsi des retombées pour l’ensemble des prestataires et professionnels du secteur audiovisuel belge. Depuis sa création en 2004, les films financés par l’intermédiaire de Scope Invest représentent quatre ans de tournages en continu dans notre pays. Douze des quatorze derniers films sélectionnés ont été tournés en Belgique. Au total, Scope Invest a déjà récolté plus de 70 millions d’euros de financement auprès de 300 investisseurs.

A côté des aspects techniques et cinématographiques, la production d’un long-métrage tel que Potiche représente un montage financier de taille. Et pour cause, ce film met à l’affiche des stars telles que Catherine Deneuve, Gérard Depardieu et Fabrice Luchini. En huit semaines, il a été entièrement tourné en Belgique sur 17 lieux différents, répartis dans les trois Régions du pays. Potiche a ainsi assuré un emploi à 200 techniciens belges, 13 comédiens et plus de 400 figurants.

Le soutien de plus de 50 entreprises

Au total, plusieurs centaines de professionnels de l’audiovisuel en Belgique ont travaillé sur ce long-métrage. Pour un tournage d’une telle ampleur, les producteurs doivent impérativement trouver les financements nécessaires et la confiance des investisseurs. Ces derniers, on s’en doute, recherchent des investissements sûrs et rentables.

Plus de 50 entreprises belges ont financièrement soutenu Potiche.  » De tels projets représentent une belle opportunité pour les entreprises belges de devenir investisseurs tax shelter et d’accéder à des perspectives uniques de rendement, souligne Fabrice Delville, directeur général de Scope Invest. Sans compter qu’ainsi elles soutiennent activement le cinéma belge. Parmi les entreprises belges qui ont participé au financement de Potiche, on trouve Spadel.  » Pour la première fois, nous nous sommes lancés dans une telle opération financière, souligne Marc du Bois, administrateur délégué de Spadel. Scope Invest nous a démontré l’avantage fiscal dont nous pouvions bénéficier.  »

Grâce à une méthodologie développée par l’UCL, il est désormais possible de calculer les retombées fiscales d’un film financé par tax shelter et ce, en tenant compte de l’ONSS, de l’impôt des sociétés, de celui des personnes physiques et de la TVA non déductible. Pour chaque euro d’avantage fiscal octroyé à une entreprise via le tax shelter, 1,1 euro est produit en retombées fiscales en Belgique. L’opération est donc positive, tant pour les entreprises qui bénéficient de rendements intéressants que pour l’Etat fédéral qui voit ses recettes fiscales augmenter. Concrètement, Potiche représente un return fiscal positif d’environ 200 000 euros pour l’Etat belge. Un système pas cruche du tout tax shelter.

JACQUELINE REMITS

BILAN DEPUIS 2004 : QUATRE ANS DE TOURNAGES EN CONTINU DANS NOTRE PAYS

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