Logos, pictos & co

Un logo bien placé peut être un argument de vente, mais il pourrait aussi attribuer au produit des qualités qu’il n’a pas. Comment s’assurer que les avantages vantés par le pictogramme sont le reflet de la réalité ?

Les labels, logos et autres pictogrammes affirmant que le produit qu’ils habillent est issu de l’agriculture biologique ou protège l’environnement se multiplient. Mais sont-ils fiables ? Afin de faciliter la vie des consommateurs, le réseau éco-consommation a édité une brochure expliquant les principaux d’entre eux. Elle présente de manière succincte, et un peu austère, une cinquantaine de pictogrammes : les officiels, les privés, les obligatoires, ceux qui ne le sont pas… C’est ainsi qu’on apprend que le label représentant 3 flèches épaisses placées en forme de triangle signifie soit que l’emballage ou le produit est entièrement ou partiellement recyclable, soit qu’il est entièrement ou partiellement constitué de matériaux recyclés. La petite astuce est que ce visuel est apposé par les sociétés de manière volontaire et qu’aucun contrôle n’est effectué pour vérifier l’absence d’abus.

On apprend aussi que le logo sur la préservation de la couche d’ozone est aujourd’hui inutile. Sa seule fonction était de certifier l’absence de chlorofluorocarbones (CFC), mais ils sont désormais interdits dans les aérosols ménagers. Par contre, la présence de ce logo ne signifie pas que les aérosols sont sans danger pour l’environnement. Et pour cause : ils contiennent des gaz à effet de serre autres que les CFC.

A l’inverse, l’étiquette apposée sur les appareils électroménagers est obligatoire, contrôlée et fournit des renseignements intéressants. Selon une classification allant de A (pour les plus performants) à G (les plus  » gourmands « ) en énergie, du vert au rouge, l’étiquette informe de la consommation énergétique des appareils. La notation A++, A+ ou A signifie donc que l’appareil consomme peu d’énergie, ce qui permet de faire des économies mais aussi de protéger l’environnement.

Un autre label se verra par ailleurs de plus en plus à partir d’avril prochain. Avec l’entrée en vigueur de la loi sur les écobonis, les indications précisant que la bouteille est consignée pourraient en effet se multiplier. Les producteurs restent toutefois libres d’adopter un autre visuel que celui prévu par la loi sur les écotaxes.l Géraldine Vessière

Geraldine Vessière

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