Réunion au sommet, The Defenders se plante quand Jessica Jones et Daredevil cartonnent en solo.

Les super-héros sont fatigués… et en deuil

Stan Lee n’est plus et les super-héros se ramollissent en série, à quelques exceptions près.

Alors que le MCU (Marvel Cinematic Universe) crève les plafonds en termes de budgets et d’attente entre les franchises Avengers, X-Men et autres associés, les séries tirées du même corpus éditorial, celui du regretté Stan Lee, ont connu une année en demi-teinte : The Defenders (alliance entre Jessica Jones, Daredevil, Luke Cage et Iron Fist) a fait un demi-four, The Inhumans un crash total, la saison 2 de Jessica Jones n’a pas répondu aux attentes créées par la première.

Mais il y a pire : Luke Cage et Iron Fist ont purement et simplement été annulées. Qualité intrinsèque décevante ou tiède réception par la critique ? Il n’est pas interdit d’y voir aussi l’annonce d’une bagarre entre Disney, détenteur de Marvel et sur le point de lancer son offre streaming Disney +, et Netflix qui jusqu’ici produisait et diffusait les aventures de Daredevil et consorts. Pas la peine d’aller se consoler auprès des séries issues de l’univers DC Comics ( Arrow, Flash…), aucune ne parvient jusqu’ici à retranscrire sur écran la complexité graphique et l’enchantement générés sur papier : effets cheap, scénarios indigents et personnages peu charismatiques .

Légion, toujours

Surprise au rayon Marvel tout de même : Agents of S.H.I.E.L.D.S. a repris des couleurs. En prévision d’une confluence avec le MCU ? Peu probable. Ce qui est en revanche réconfortant, c’est l’excellente forme de Noah Hawley, showrunner de Legion dont la deuxième saison sur FX (Be Series en Belgique) a honoré toutes les promesses. Visuellement, narrativement, l’expérience proposée par le créateur de la toute aussi folle Fargo est totale. Loin, très loin devant les autres rejetons de Marvel, Legion se fraie un chemin tortueux dans l’imaginaire et pousse très loin l’exploration des mécanismes de l’aliénation. Ses variations de formes, d’esthétique en font un labyrinthe, un puzzle mental, où se reconstitue une folie qui n’est plus individuelle, mais contagieuse et collective.

Son nom était Stan

Impossible de parler de l’année écoulée sans évoquer la disparition de l’esprit à l’origine de ce qui est devenu l’empire Marvel. Né le 28 décembre 1922 et décédé le 12 novembre dernier, le caméo le plus célèbre et répétitif de l’histoire du cinéma (pas un film Marvel sans une apparition) a démarré les comics dans les années 1930 et créé dans les années 1960 les Marvel Comics. Stan Lee y a écrit, composé ou contribué à lancer, de Spider-Man à Miss Marvel, des Fantastic Four aux X-Men, les plus sûres expressions des mythologies modernes.

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