Légère embellie pour la pub en ligne

Après une année 2001 catastrophique, les investissements publicitaires sur Internet ont enregistré une progression de 5,5 % en 2002

Pour la deuxième année consécutive, l’Interactive Advertising Bureau (IAB), qui regroupe les principaux acteurs de la publicité en ligne en Belgique, a sondé les dépenses publicitaires réalisées sur Internet. Effectuée en collaboration avec le Centre d’information pour les médias (CIM), l’étude montre un faible regain d’intérêt des annonceurs belges pour le nouveau média. Ainsi, les investissements publicitaires en ligne ont été de 11,5 millions d’euros en 2002, soit une augmentation de 5,5 % par rapport à l’année 2002. Un beau résultat quelque peu nuancé par les très mauvais chiffres de 2001. Les investissements réalisés en 2002 sont, en effet, toujours en dessous de ceux de l’an 2000, dernière année faste de la Net économie.

En ce qui concerne les secteurs les plus actifs dans la communication en ligne, c’est, sans trop de surprises, la télécommunication qui se taille la part du lion avec 26 % des dépenses. Suivent, dans l’ordre, la culture, le tourisme et les loisirs (21 %), les services (20 %) et le transport. Comme le note l’IAB, les secteurs du Fast Moving Consummer Goods (FMCG) et de la grande distribution, bien que très présents dans les médias traditionnels, n’ont pas encore jugé important de communiquer sur la Toile. Les professionnels notent cependant un changement de tendance qui devrait s’accélérer en 2003, notamment dans le secteur de l’alimentation et des produits d’entretien. On notera également qu’en 2002 le budget moyen par campagne Internet a augmenté de 17 % par rapport à 2001 et dépasse, désormais, les 27 300 euros.

Plus étonnant, par contre, est le type de site utilisé par les annonceurs. Alors que l’on s’attendait à une appropriation de la majorité des budgets par les portails, ce sont surtout les sites de contenu, avec 65 % de part de marchés, qui remportent la mise. Les portails du genre Advalvas, Skynet ou Planet Internet s’octroient les 35 % restants. Enfin, le format standard des bannières horizontales, en place depuis l’avènement de la pub en ligne, ne semble plus faire recette. Avec moins de 50 % des investissements publicitaires, en baisse par rapport à 2001, elles cèdent progressivement la place à d’autres formules, comme l’e-mail marketing, les pop-up et les publi-rédactionnels. La totalité de l’étude est disponible en ligne à l’adresse www.iab-belgium.be.

V.G.

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