Le procès d’un présumé harcèlement hypermédiatisé

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Il est logique que neuf femmes et Bart De Pauw (NDLR: ex-animateur vedette de la VRT poursuivi pour harcèlement et cyberharcèlement) se retrouvent dans la salle d’audience. Il est étrange que l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes y soit aussi. Cette institution fédérale paie les frais d’avocat des femmes. Elle le fait, selon ses propres termes, parce qu' »un comportement inapproprié sur le lieu de travail est une problématique sérieuse dans notre société dont les gens qui y sont confrontés, le plus souvent, n’osent pas parler ». Mais cette affaire apporte-t-elle finalement un mieux à cet égard? S’agissait-il bien du dossier symbolique adéquat lorsque, après deux jours de procès, nombre de ces femmes invitent surtout à « imaginer le fait qu’après une plainte, on en arrive à ce spectacle et à cet étalage de détails »?

Cette affaire compte suffisamment de perdants. A commencer par les neuf femmes. Car, que les SMS semblent ou non punissables, elles ont dans tous les cas subi une charge de messages qu’elles ont jugés inappropriés et non désirés. Elles ont, en outre, vu une partie de leur vie privée retournée. Mais Bart De Pauw aussi, même en cas de jugement en sa faveur, restera un « loser ». L’image d’un vieux dégoûtant qui harcelait ces jeunes actrices continuera pour toujours à lui coller à la peau […].

Espérons qu’après cette éprouvante guerre juridique, l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes ait encore les moyens de montrer, par d’autres voies, que dans beaucoup d’autres affaires, un « comportement inapproprié » peut être appréhendé et résolu d’une « manière acceptable ».

Le titre est de la rédaction.

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