Le lecteur, sur le vif

Certains dévorent leur hebdo en un week-end, d’autres le dégustent au fil de la semaine. Mais les 477000 lecteurs partagent le même esprit. Vif, bien sûr

Des reproches ? Non, désolé, je ne vois pas quoi vous dire…  » On rougit de plaisir en se disant, tout de même, que la fidélité, comme l’amour, doit rendre aveugle. Mais c’est ainsi : invités à témoigner, des abonnés au Vif Magazine de la première heure ne formulent que des gentillesses à l’égard d’un hebdomadaire qui est le leur depuis vingt ans, sans interruption. Marc Stassen, de Liège, avait alors 37 ans. Aujourd’hui patron de sa société, abonné aussi à Trends-Tendances et à La Libre Belgique, il lit son Vif/ L’Express û essentiellement pendant le week-end û parce que  » tout est dedans « . C’est aussi le contenu  » très diversifié  » de l’hebdo et sa propre curiosité insatiable qui fondent la fidélité de Jo Deflandre, retraité à Profondeville et lecteur, par ailleurs, de Géo et du Soir, ou encore du Bruxellois Marcel Colette, secrétaire de la fédération de tennis de table.

Tous nos abonnés ne sont pas des boulimiques de l’info. A Mons, Marie-Claude Heuchamps n’a jamais annulé l’abonnement souscrit en 1983 par son défunt mari.  » Lui lisait son Vif à fond, moi par petites bouchées, et surtout les articles historiques. On discutait ensemble des sujets.  » Le magazine a-t-il changé au fil du temps ?  » Peut-être, mais en douceur alors. J’aime y retrouver mes habitudes, la même trame dans l’organisation des articles.  » Cette façon, pour Le Vif/L’Express, d’évoluer sans rupture est également soulignée par Josse Deblandre, de Kraainem. A 44 ans, il est peut-être le plus jeune de nos vieux abonnés. Avec lui, Le Vif voyage tous les jours ouvrables, dans le métro de ses navettes pendant lesquelles il le lit intégralement. Vraiment tout ?  » Absolument tout.  »

Des 83250 exemplaires achetés, en moyenne, chaque semaine au cours de l’année 2002 (chiffre authentifié), 69000 l’étaient par des abonnés et 14250 en librairie. Et comme un exemplaire n’est pas seulement lu par celui qui l’achète, ce sont 477000 lecteurs qui sont crédités au Vif/L’Express par le Centre d’information pour les médias (CIM). En 1986, année de l’union avec L’Express, ils étaient 237000, pour une diffusion payante de 54600 exemplaires.

Ce n’est pas souvent le cas dans la presse : notre lectorat est particulièrement équilibré entre les hommes (50,2 %) et les femmes (49,8 %) et près de la moitié ont fait des études supérieures, universitaires ou non. Autre caractéristique réjouissante, la catégorie la plus importante de nos lecteurs est celle des 15-24 ans (19,9 %). Elle précède de peu celle des 45-54 ans (19,2 %). Viennent ensuite les 35-44 ans (17,9 %). Mais assez de chiffres ! Il y a aussi l’esprit, le tempérament, le goût du débat et le sens de la fête dont les lecteurs se montrent peu avares. On le mesure à la vivacité du  » Débat des lecteurs « , la rubrique hebdomadaire bien trop étroite pour accueillir toutes les contributions. A travers, aussi, les activités du  » Vif Club « , les rendez-vous culturels, les promenades-découvertes en été ou les  » voyages lecteurs « . Il ne faut pas d’autres signes pour attester que, décidément, Le Vif/L’Express est bien davantage qu’un produit de consommation comme un autre, et que ses lecteurs sont bien plus que des clients.

J.F. Dt

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