Le défi de la lumière dans une mitoyenne

Sise dans une rue aux habitations plus anciennes, cette maison neuve deux façades a relevé le défi de s’intégrer harmonieusement à son environnement tout en jouant la carte du contemporain. Priorité faite à l’ouverture et à la lumière naturelle..

Intégrer une maison contemporaine dans un quartier ancien, assurer un raccord harmonieux avec les bâtiments voisins, réussir le pari de la lumière et de l’espace dans une deux façades… Autant d’exploits à relever qui nécessitaient l’expertise d’un professionnel chevronné. Les propriétaires ont déniché cette perle rare en feuilletant un numéro de Je vais Construire, dans lequel une maison deux façades primée était présentée par son propriétaire-architecte : Jean-Pierre Navez. Les candidats-bâtisseurs l’ont immédiatement contacté afin de démarrer l’aventure…

 » Cinq ans plus tard, nous pouvons dire que nous sommes satisfaits « , clament-ils en ch£ur. D’autant plus que le projet a également été récompensé par un prix…

L’édifice s’inscrit entre des bâtisses datant des années 1950-1960 et du début du xxe siècle, très dissemblables, tant par leur forme que par leur taille. Pour les relier, Jean-Pierre Navez a imaginé une façade avant séparée en deux parties se raccordant aux gabarits existants. Les volumes présentent différentes textures : l’une en briques collées, d’un aspect brut, et l’autre en zinc patiné de finition quartz (il s’agit de profils à emboîtement) d’une finition très lisse. Ce contraste souligne l’articulation entre les deux bâtiments existants. Sous le bardage, la porte de garage, en aluminium, se décline dans la même couleur grise que les châssis, pour une parfaite cohérence.

L’arrière, très ouvert à l’Ouest, se raccorde également aux annexes voisines. Pour réussir cette prouesse, l’architecte a recouru à deux toitures plates offrant un maximum de souplesse. Le côté jardin présente de grandes surfaces vitrées et un crépi blanc. Le bâtiment est surmonté d’un  » chapeau  » rectangulaire de briques rouges accueillant la chambre d’amis, au second étage.  » Il s’agit en fait de la partie haute en briques de la façade avant « , note la maîtresse des lieux.

Dans un souci d’homogénéité, les plates-formes s’expriment également en façade avant par le décrochement des volumes. Leur simplicité s’intègre parfaitement au contexte architectural du quartier, tout en soulignant l’actualité de l’intervention.  » Nous avons utilisé un vocabulaire franc, mais qui dialogue avec la rue « , résume l’architecte.

STAVIE DEROC

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