LE CHEF DE CORPS DE LA POLICE DE NAMUR RÉAGIT

Vous dire que je suis particulièrement mécontent de l’article  » inculpé et inélégant  » [Le Vif/L’Express du 6 mai ], paru sous la plume de votre journaliste Roland Planchard est un euphémisme !

Dans la première partie de son propos, il signale notamment que je n’aurais pas dû, compte tenu de l’inculpation dont je fais l’objet dans le cadre de l’affaire dite  » Sotegec « , siéger dans la commission pour désigner mon remplaçant. Je tiens à préciser qu’à la suite de cette affaire la question de savoir si je pouvais continuer mon mandat a été posée en toute transparence et la confiance m’a été renouvelée aussi bien par l’autorité administrative que par l’autorité judiciaire. Tout le monde sait par ailleurs que je n’ai absolument rien à me reprocher dans ce dossier ! En outre, la composition de cette commission est passée au collège et au conseil communal avant d’être publiée au Moniteur ; à aucun moment de la procédure, une plainte ou remarque dans le sens indiqué par votre journaliste n’a été actée et aucune récusation demandée ! Enfin, la commission de sélection qui est composée de 7 membres fait une proposition de classement au conseil communal qui reste souverain pour le choix et ce n’est donc pas le chef de corps qui choisit son successeur. Je considère donc que M. Planchard aurait dû se renseigner davantage et qu’il me fait, sans connaissance de cause, un mauvais procès.

Dans la deuxième partie de son texte, il me reproche d’avoir dénigré l’ancien procureur du roi de Namur, M. Bernard Claude. Il est bien exact que, peu après le départ inopiné et inattendu du procureur du roi, un journaliste namurois m’a interpellé pour avoir quelques avis du terrain sur la politique criminelle du parquet et j’ai indiqué, de manière objective et sans viser la personne, que les chefs de corps de l’arrondissement judiciaire avaient été déçus par cette politique. Comme souvent, certaines de mes déclarations ont été sorties de leur contexte mais je ne vois dans mes propos ni  » médisance  » ni  » incorrection notoire « , ni  » considérations partisanes « . Dans ce cadre également, si M. Planchard s’était donné la peine d’interpeller l’un ou l’autre de mes collègues ou des personnalités du monde judiciaire namurois, il se serait fait une idée plus complète et surtout plus objective de la situation !

[Le Vif/L’Express avait bien entendu pris la peine d’interpeller des collègues du commissaire Jomaux ainsi que des personnalités du monde judiciaire namurois. L’image ainsi obtenue n’est pas conforme à ce que semble en penser M. Jomaux. Et si, certes présumé innocent, il n’a  » absolument rien à se reprocher « , tant mieux pour lui. Mais il s’est quand même trouvé un procureur du roi, Bernard Claude, pour croire nécessaire de requérir un juge d’instruction, Philippe Olivier, d’enquêter à son sujet. Ce qui fut fait par des enquêteurs de l’Office central pour la répression de la corruption, avec son inculpation pour résultat (le parquet nous disant vouloir requérir son renvoi en correctionnelle, le moment venu). Et, alors qu’on n’avait jamais vu un chef de police émettre dans la presse des commentaires sur un procureur du roi, ce sont bien les méthodes de Bernard Claude que le commissaire Jomaux a critiquées dans une interview (qu’il n’a pas contestée)… après en avoir déjà fait de même pour le juge Olivier ! Si l’on ajoute que l’autorité administrative citée par le commissaire passe par le secrétaire communal Jean-Marie Van Bol, lui aussi inculpé et présent avec M. Jomaux dans la commission chargée de trouver un successeur à ce dernier, il est difficile de partager sa vision des choses.]

LA RÉDACTION

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GUY JOMAUX, CHEF DE CORPS POLICE NAMUR, PAR COURRIEL

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