L’amour des bêtes en politique

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Tandis que le monde traverse des temps historiquement cata- strophiques, la Flandre a vécu une soirée télévisée qui entrera aussi dans l’histoire.

Conner Rousseau, fou de baskets et président de Vooruit, s’est échappé d’un clapier sur le plateau de VTM. Finaliste de The Masked Singer (NDLR: Rousseau était Lapin), il n’a dû révéler son identité qu’à la toute fin de l’émission, sous les yeux ébahis d’un million de téléspectateurs. Des réactions mélangées mais majoritairement positives, une dure vérité est à tirer: critiquer la présence de politiciens dans les shows de divertissement, c’est sans doute se fatiguer pour rien. Ils reçoivent des concepteurs d’émissions télé en Flandre l’entière opportunité de s’attirer la faveur populaire en chantant, en « quizzant » et qui sait ce qu’ils trouveront bientôt d’autre à faire. […]

Au même moment, Bart De Wever, président de la N-VA, était invité sur Canvas (NDLR: à l’émission d’actualité Afspraak). Une prestation également digne de figurer dans les manuels d’histoire, pour de semblables raisons liées à la référence animale. De Wever a comparé les réfugiés d’Ukraine aux chiens d’un asile: attention à se montrer trop enthousiaste en prenant chez soi un réfugié/animal, le risque existe d’être déçu.

On se plaint beaucoup en ce moment du Vlaams Belang dans les médias. Ne faudrait-il pas en revenir à un cordon médiatique? Autre suggestion pour assécher quelque peu le courant électoral vers le VB: que les politiciens des autres partis cessent de se comporter en bouffons et de déshumaniser les réfugiés.

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