Le défilé Croisière de Dior, sur les hauteurs de Los Angeles. © ERIC STAUDENMAIER

L.A., néo-eldorado modeux

Jusque-là, les canyons de Calabasas, sur les hauteurs de la Cité des Anges, avaient surtout accueilli des tournages de westerns. C’est une tout autre faune qu’ils ont vue débarquer, en mai, dans le sillage du premier défilé Croisière de Maria Grazia Chiuri, depuis sa nomination à la direction artistique de la maison Dior. La caravane de la mode avait déjà fait le voyage quelques semaines plus tôt, mais à Venice Beach, cette fois, une manière pour Tommy Hilfiger de snober New York encore sous le choc traumatique de l’élection de Donald Trump. De là à dire que Los Angeles est en passe de devenir le nouveau spot modeux de la planète, il n’y a qu’un pas, à franchir toutefois avec modération. Hollywood et ses paillettes ont toujours attiré les créateurs prêts à habiller gracieusement les stars en échange de retombées médiatiques à haute valeur ajoutée. Mais il n’y a pas que ça. Le look bohemian chic, cher aux Californiennes et tellement en vogue lors des festivals de musique, serait devenu le symbole d’une  » slow fashion  » – comprenez  » mode lente  » – favorisée par l’absence de saisons. Ici, c’est un peu l’été toute l’année, le style est plus relax, on y voit émerger de nouveaux labels plus éthiques, ce n’est pas un hasard quand on sait que la région produit à elle seule 33 % des vêtements labellisés  » made in USA « .

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