JOURNAL DE BORD

Mercredi, 16 h 34 Tout le monde n’est pas encore arrivé, mais les premiers ont déjà monté leur PC et investi les meilleures chambres. Avec les années, l’installation est devenue une routine. Certains rangent les victuailles dans les frigos pendant que d’autres finissent de brancher leur machine. Le réseau n’est pas tout à fait prêt, mais ce n’est plus qu’une question de minutes. Tout le monde n’attend plus que cela pour commencer. Jeudi, 11 h 28

Les plus matinaux se sont réveillés vers 9 heures. La première nuit s’est terminée entre minuit pour les couche-tôt, et 4 heures du matin pour les plus tardifs. On vient d’établir la liste des courses pour aujourd’hui et deux courageux sont partis au supermarché. Les discussions vont bon train entre ceux qui finissent leur petit déjeuner et ceux qui sortent de la douche. Le dernier film vu, les enfants, la politique, les jeux vidéo… Pour certains d’entre nous, le Netday est quasi le seul moment où l’on se voit.

Nuit du vendredi au samedi, 1 h 41 du matin

En pleine partie de  » Call of Duty « , l’un des quelques jeux les plus fédérateurs. Les équipes se sont constituées au hasard du jeu, mais la partie, comme souvent, est extrêmement intense et les scores sont serrés. Les cris fusent de toutes parts. Cris de victoire, insultes et grossièretés, traits d’humour, blagues potaches… Ça beugle, mais ça rit. Ce chaos serait déconcertant pour une personne extérieure, mais pour nous, c’est une partie comme tant d’autres. On oublie nos soucis quotidiens et on passe un moment d’exception entre amis.

Petite pause entre deux matchs

Certains vont fumer un coup dehors, d’autres vont vite se faire un sandwich pour se caler l’estomac. On se ressert à boire. On vérifie ses mails ou les news sur le Net. Dans cinq minutes, tout le monde va se rasseoir et cela va repartir de plus belle.

Nuit du samedi au dimanche, 2 h 30 Dernière ligne droite. Tout le monde essaie de rester le plus tard possible, pour en profiter un max. Dans quelques heures, le  » service d’étage  » (celui qui aura réussi à se lever le plus tôt) va passer réveiller tout le monde pour ranger le gîte. Ensuite, ce sera six mois d’attente avant l’édition suivante. Mais on essaie de ne pas y penser et on se concentre sur le jeu. L’ambiance est toujours différente la dernière nuit, mêlant fun et tristesse. Une fois de plus, ces cinq jours ont filé à toute vitesse. On a ri, mangé, bu, joué… Lundi matin, on partagera nos meilleurs moments par mail et on se lamentera sur le fait que six mois, c’est bien trop long !

L.F.

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