Mise en jeux, de Titos Kontou, touche l'âme. © TITOS KONTOU/BRUNO MATTHYS GALLERY

InCarne

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Le galeriste Bruno Matthys, dont c’est ici la quatrième exposition, se distingue par une programmation intempestive. Pas question pour lui de donner dans l’air du temps, le gimmick attendu. En lieu et place, il choisit, à contre- courant, des artistes appelés par des profondeurs, des urgences dont nous n’avons pas idée. InCarne, un titre au croisement du philosophe Gilles Deleuze et du géant de la peinture Francis Bacon, aligne les travaux de la sculptrice Pascale Marchesini-Arnal, les toiles expressionnistes de Lynette Ricker, ainsi que l’univers précieux de Titos Kontou. C’est ce dernier que l’on retient plus particulièrement, lui dont les huiles sur papier – on pense à Mise en jeux – touchent l’âme, cet endroit en théorie hors de portée de pinceau. On aime le fait qu’au-delà des différences superficielles, les oeuvres de ce trio de talents se répondent, à travers les couleurs, les formes et les flux qu’elles émettent.

A la Bruno Matthys Gallery, à Bruxelles, jusqu’au 17 juillet.

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