En route pour le prix Filigranes

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Du 26 août au 16 septembre, Le Vif se penche sur les romans candidats au prix Filigranes 2021 qui récompense, pour la 6e année, « un livre de qualité accessible à tous ». Huit ouvrages francophones, dont cinq sortiront à la rentrée littéraire, sont en lice. Le lauréat sera dévoilé le 20 septembre.

Rideau noir 1/8

Par Fabienne Pascaud

Dans son premier roman, Fabienne Pascaud s’avance en terrain connu en convoquant les arts de la scène qu’elle critique dans Télérama (tout en étant la directrice de publication). La journaliste croise les époques, des années 1930 à nos jours. Par allers-retours dans le temps, elle fait se rencontrer Laura, promise à une grande carrière dès la fin des années 1940 mais décédée prématurément, Irène, une tragédienne reconnue mais en perte de repères, et la pétillante Stéphanie, tête d’affiche en devenir de la comédie populaire. Prise de sentiments confus et de sensations qu’elles ne peuvent nommer, elles seront amenées à convoquer des fantômes à coups de séances de spiritisme. La sorcellerie vient ici fonder une sororité entre les protagonistes appelées ensemble à dénouer un mystère intime sur lequel les hommes ruminent encore leur lâcheté. Le roman sème ses graines d’érudition, nous promenant de la campagne berrichonne aux coulisses du petit monde théâtral parisien. Avec un style assez classique, manquant parfois de diversité pour marquer davantage la poly- phonie des personnages, Fabienne Pascaud ressasse en arrière-plan les vieilles rivalités du 6e art hexagonal (tragédie vs comédie, théâtre privé vs théâtre public, province vs Paris). Arts de tous les possibles, théâtre et sorcellerie mènent ici un ballet qui peine à nous faire chavirer.

La note du Vif: 6/10

Stock, 220 p. Paru le 13 janvier.

Rideau noir 1/8

Par Fabienne Pascaud

Dans son premier roman, Fabienne Pascaud s’avance en terrain connu en convoquant les arts de la scène qu’elle critique dans Télérama (tout en étant la directrice de publication). La journaliste croise les époques, des années 1930 à nos jours. Par allers-retours dans le temps, elle fait se rencontrer Laura, promise à une grande carrière dès la fin des années 1940 mais décédée prématurément, Irène, une tragédienne reconnue mais en perte de repères, et la pétillante Stéphanie, tête d’affiche en devenir de la comédie populaire. Prise de sentiments confus et de sensations qu’elles ne peuvent nommer, elles seront amenées à convoquer des fantômes à coups de séances de spiritisme. La sorcellerie vient ici fonder une sororité entre les protagonistes appelées ensemble à dénouer un mystère intime sur lequel les hommes ruminent encore leur lâcheté. Le roman sème ses graines d’érudition, nous promenant de la campagne berrichonne aux coulisses du petit monde théâtral parisien. Avec un style assez classique, manquant parfois de diversité pour marquer davantage la poly- phonie des personnages, Fabienne Pascaud ressasse en arrière-plan les vieilles rivalités du 6e art hexagonal (tragédie vs comédie, théâtre privé vs théâtre public, province vs Paris). Arts de tous les possibles, théâtre et sorcellerie mènent ici un ballet qui peine à nous faire chavirer.

La note du Vif: 6/10

Stock, 220 p. Paru le 13 janvier.

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