En route pour le prix Filigranes

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Du 26 août au 16 septembre, Le Vif se penche sur les romans candidats au prix Filigranes 2021 qui récompense, pour la 6e année, « un livre de qualité accessible à tous ». Huit ouvrages francophones, dont cinq sortiront à la rentrée littéraire, sont en lice. Le lauréat sera dévoilé le 20 septembre.

Bélhazar 5/8

Le 13 février 2013, lors d’un contrôle de police, l’adolescent Bélhazar se prend une balle dans la tête. Elle provient de son arme. C’est lui qui a tiré. Accident ou bavure? Bientôt, les deux avocats en charge du dossier disparaissent à leur tour: le premier se suicide, le second est tué au Bataclan. Autour de la mort tragique du jeune garçon aux allures de poète maudit rôde « l’odeur sulfureuse de la malédiction »… Pour son troisième ouvrage clôturant un « cycle de la Mort » ( Avant que naisse la forêt, Les Enfants de ma mère), Jérôme Chantreau entame un dialogue imaginaire avec son ancien élève. Obnubilé, le professeur de français détricote les témoignages, connecte les souvenirs, ressasse les difficultés de l’écriture. Et persiste: « La peur me parle […] me chuchote que le texte doit exister. Que je suis protégé. » Pour dépeindre le caractère original du disparu, enfant à haut potentiel cultivant sa singularité, on sent l’auteur obsédé par le chantournement d’un grand destin. Dans cette histoire inspirée de faits réels, loin de la minutie intense ciselant les enquêtes de Philippe Jaenada ( La Petite Femelle, Au printemps des monstres), Chantreau cultive le champ sémantique de la « sorcellerie ». Sous un vernis de mysticisme empesé, il invite à plonger dans le labyrinthe du lapin blanc à la recherche du « Regardeur de soleils » (sic). « Quand j’en aurai fini j’exécuterai le rituel. […] Voilà, je range dans mon sac de voyage ma tourmaline noire et mon oeil de tigre. La flamme vacille. »

La note du Vif: 5/10

Phébus, 320 p. Paru le 19 août.

Bélhazar 5/8

Le 13 février 2013, lors d’un contrôle de police, l’adolescent Bélhazar se prend une balle dans la tête. Elle provient de son arme. C’est lui qui a tiré. Accident ou bavure? Bientôt, les deux avocats en charge du dossier disparaissent à leur tour: le premier se suicide, le second est tué au Bataclan. Autour de la mort tragique du jeune garçon aux allures de poète maudit rôde « l’odeur sulfureuse de la malédiction »… Pour son troisième ouvrage clôturant un « cycle de la Mort » ( Avant que naisse la forêt, Les Enfants de ma mère), Jérôme Chantreau entame un dialogue imaginaire avec son ancien élève. Obnubilé, le professeur de français détricote les témoignages, connecte les souvenirs, ressasse les difficultés de l’écriture. Et persiste: « La peur me parle […] me chuchote que le texte doit exister. Que je suis protégé. » Pour dépeindre le caractère original du disparu, enfant à haut potentiel cultivant sa singularité, on sent l’auteur obsédé par le chantournement d’un grand destin. Dans cette histoire inspirée de faits réels, loin de la minutie intense ciselant les enquêtes de Philippe Jaenada ( La Petite Femelle, Au printemps des monstres), Chantreau cultive le champ sémantique de la « sorcellerie ». Sous un vernis de mysticisme empesé, il invite à plonger dans le labyrinthe du lapin blanc à la recherche du « Regardeur de soleils » (sic). « Quand j’en aurai fini j’exécuterai le rituel. […] Voilà, je range dans mon sac de voyage ma tourmaline noire et mon oeil de tigre. La flamme vacille. »

La note du Vif: 5/10

Phébus, 320 p. Paru le 19 août.

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