Du cynisme réfléchi

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Un ado de 16 ans a dû passer une nuit en cellule à Anvers. Non pas parce qu’il avait « merdé » mais parce qu’il souffre d’un problème comportemental complexe pour lequel on ne pouvait l’aider nulle part ailleurs. C’est déjà la quatrième fois cette année qu’un mineur d’âge doit ainsi passer la nuit à Anvers. Pourtant, tout allait changer en 2019, à la suite d’un rapport du ministre compétent de l’époque, Jo Vandeurzen (CD&V).

Que, trois ans plus tard, nous ne possédions toujours aucune représentation du nombre de telles nuits passées en cellule relève d’un cynisme inimaginable. Comme souvent, le problème provient largement d’un manque de places disponibles et de prise en charge médicale correcte. Mais qu’il n’y avait pas de lit libre cette nuit-là dépasse le constat. L’ado de 16 ans qui atterrit inutilement en cellule est le fruit d’une longue liste de déceptions et de portes fermées.

Il s’agit, plus généralement, de la faillite de la puissance publique à l’égard de personnes qui ont précisément besoin d’autorités qui fonctionnent correctement. C’est un problème persistant de la politique flamande, y compris hors aide à la jeunesse. Il n’y a pas d’argent, dit-on toujours. Bien sûr, qu’il n’y a pas d’argent pour résoudre toute la misère du monde. Mais sur le site Internet du gouvernement flamand, on peut lire que, depuis le 1er avril, on ne subsidie plus la formation en astrologie ou en hypnose. Il y avait donc de l’argent à dégotter. Mais pas pour un lit en faveur d’un ado de 16 ans.

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