Des écoles dans les cartons

En Brabant wallon, les files de parents qui veulent inscrire leurs enfants dans les écoles secondaires sont chose courante depuis longtemps. La création de deux nouveaux établissements est annoncée. Suffira-t-elle ?

A l’automne 2007, les files de parents, devant les écoles, ont été très médiatisées. Une situation que les Brabançons connaissent depuis des années lorsqu’ils veulent inscrire leurs enfants dans les établissements secondaires. Certaines écoles, comme le lycée Martin V, à Louvain-la-Neuve, sont évidemment plus touchées que d’autres. L’épisode de la fin du mois de novembre a toutefois permis d’enfoncer le clou et une enquête menée auprès des écoles secondaires catholiques l’a confirmé : quelque 70 % des établissements brabançonnes auraient été confrontées à des files  » anormales  » (avant 6 heures du matin), pour seulement une vingtaine de pour cent dans les autres provinces wallonnes.

A la fin du mois de février, Marie Arena, à l’époque ministre de l’Enseignement obligatoire en Communauté française, a annoncé  » la création ou l’extension  » de deux écoles secondaires dans la province. Aujourd’hui, la socialiste a migré vers le gouvernement fédéral. Mais au cabinet de son successeur, Christian Dupont, on confirme que le projet ne sera pas mis au frigo :  » Il faut étoffer l’offre dans certains coins du Brabant. Le ministre va demander l’avis du Conseil général de concertation pour l’enseignement secondaire. Ensuite, le gouvernement décidera. Quand ? On ne peut le dire. « 

Pas si vite…

Mais sur le terrain, d’aucuns estiment que les ministres successifs ont mis la charrue avant les b£ufs. Pour Ecolo,  » rien ne prouve que la création de deux établissements va résoudre plus de problèmes qu’elle ne va en générer « . Les Verts craignent que les nouvelles écoles puisent dans le réservoir d’élèves des établissements qui n’affichent pas complet, plutôt que d’absorber les listes d’attente des écoles submergées de demandes.

Par ailleurs, Ecolo estime que consacrer de lourds investissements à la construction de nouveaux établissements serait  » difficile à accepter pour les écoles existantes, qui peinent à entretenir leurs bâtiments « . Et de réclamer des chiffres, les Verts n’étant pas convaincus par ceux qu’avance le ministre André Antoine (lire ci-dessous).

On observe la même réserve du côté syndical.  » L’idée n’est pas négative, avance Prosper Boulanger, secrétaire général de la CSC Enseignement. Mais le Brabant wallon n’est pas une zone unique. Il y a une réalité contrastée entre la région de Tubize et celle de Louvain-la-Neuve. Il faudrait donc voir où, quand et comment il serait judicieux d’intervenir. On attend avec impatience une analyse plus fine. « 

F. By.

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